La personnalité évitant

> > La personnalité évitant ; écrit le: 24 février 2012 par tayechi modifié le 18 novembre 2014

Caractérisée par une perception de soi comme socialement incompétent, sans attrait, -‘érieur, une préoccupation excessive par la crainte d’être critiqué et rejeté, une restriction ru style de vie résultant du besoin de sécurité, un évitement des activités sociales ou professionnelles impliquant des contacts avec autrui de peur d’être critiqué, rejetée et un sentiment envahissant et persistant de tension et d’appréhension

–      Evolution compliquée surtout de la phobie sociale
–      Dans un contexte familial ou professionnel favorable, les patients sont tout à fait capables de fonctionner de façon adaptée. En cas de difficultés relationnelles, ils sont très sensibles à a dépression et à l’angoisse

La conduite a tenir :

Il n’y a pas de conduite à tenir standard devant une personnalité pathologique.
En pratique, un caractère pathologique ne constitue que rarement un motif de consultation.

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Certains sujets de personnalité névrotique peuvent consulter parce qu’ils souffrent de leur caractère ou parce qu’ils font souffrir leur entourage. Dans ce cas, ils doivent être confiés à un psychothérapeute afin, de les aider à prendre conscience des motifs profonds et souvent inconscients de leur comportement.

Les sujets à personnalité psychopathique sont souvent poussés par leur famille à voir le médecin. Ils ne sont pas toujours conscients du caractère morbide de leurs conduites. Quant-ils consultent seuls, il y a souvent un caractère utilitaire c’est le cas du psychopathe ayant commis un délit et qui consulte un médecin allégeant des doléances inauthentiques. Dans ces cas il faut être vigilant et ne pas se laisser influencer et donner des ordonnances et autres attestations médicales constituant ainsi un antécédent médical pouvant servir d’alibi devant la justice.
Par ailleurs, tout médecin est amené à voir des sujets de personnalité pathologique parmi les patients consultants pour des affections organiques. Il doit être sensible, bienveillant, disponible pour écouter mais jamais complaisant. En effet, l’anxiété toile de fond de toutes les personnalités pathologiques, est majorée par les maladies somatiques. Compatir avec ces patients est le meilleur soutien qu’un médecin puisse apporter à son patient.

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Enfin, ces patients sont parfois examinés à l’occasion de décompensations psychiatriques. Dans ce cas le médecin est face à un malade qui présente des symptômes et non plus des traits de caractère-, La conduite est fonction du tableau clinique et souvent l’affaire du spécialiste au moins à la phase aiguë des troubles.

Les résultats de l’évaluation des effets des médicaments dans les troubles de la personnalité peuvent être regroupés en fonction des trois grands groupes de personnalités pathologiques tels qu’ils sont définis dans le DSM IV-R. Concernant les personnalités anxieuses (cluster C), des études ponctuelles montrent un effet favorable des antidépresseurs sur certaines dimensions de la personnalité obsessionnelle-compulsive, sur la personnalité évitante, ainsi que sur des dimensions d’inhibition et d’anxiété-trait qui semblent surtout sensibles aux produits sérotonmergiques. Les résultats sont rares concernant le cluster A des personnalités proches du spectre psychotique, même si plusieurs d’entre elles suggèrent l’intérêt de l’utilisation de certains neuroleptiques à faibles doses. En revanche, les études sont beaucoup plus nombreuses à propos des personnalités du cluster B, et notamment des personnalités antisociales et borderline. Plusieurs classes de molécules ont été utilisées avec des résultats partiels sur les dimensions d’agressivité et d’impulsivité: le lithium, les bêtabioquants, la carbamazépine, le valproate, les neuroleptiques et plus récemment les antidépresseurs sérotoninergiques.

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Le traitement de fond des troubles de la personnalité repose sur la psychothérapie dont le choix doit se faire en fonction des capacités du patient et de sa demande : psychothérapie de soutien, psychothérapie d’inspiration analytique, thérapie comportementale et cognitive (TCC), thérapie à médiation corporelle ou artistique. La prise en charge peut se faire en individuelle ou groupe…

Les troubles de la personnalité sont difficiles à traiter à cause du refus d’accepter la présence d’un problème et à cause de certain pessimisme chez les professionnels de la santé découlant d’un manque de succès dans leurs efforts antérieurs. Une psychothérapie individuelle et collective intensive combinée à des antidépresseurs et à des thymo- régulateurs, peut servir de remède au moins partiellement efficace pour certaines personnes. Les difficultés découlent de la persistance des symptômes et de leur effet négatif sur la relation thérapeutique.

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Vidéo : La personnalité évitant

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