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Propositions métapsychologiques:Discrimination et fonction de discrimination

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Propositions métapsychologiques:Discrimination et fonction de discrimination

La discrimination soulève le problème du support du trait unaire : c’est-à-dire l’inscription; mais surtout oblige à soutenir cette question : quelle doit être la qualité jr lu fonction, pour pouvoir permettre que s’inscrive de façon signifiante dans son ftnt lionnement la discrimination? Ce qui revient peut-être à envisager que la fonction et de support à la Chose, et que celle-ci, une fois arrachée (écartée d’un écart)permette au signifiant par cet écart même, d’être posé sur ce support.

Ce qui revient à dire que la fonction est au principe du refoulement primaire,puisque  c’est lui qui arrache la Chose du support.

Les  fonctions qui font marques dans le corps, le corps en a déjà une mémoire :c’est  par rapport à cette mémoire que l’enfant va, non pas imiter, mais pouvoir gliniparer ce qu’il repère, et ce que Freud appelle des «Entwürfe», des essais, dans le Minlingent perceptif constant ou inconstant et mobile dans l’autre. Cette comparaison se fait par le passage au corps propre, passage souligné également par Freud dans «Entwürfe»  et dans ses «Formulations sur les deux principes du cours des fi moments psychiques» .

L écart

Il y a deux cas dans lesquels la fonction s’avère incapable de servir de support à Meurt, c’est-à-dire de support à la discrimination :

  •  Le cas où la fonction tourne sur elle-même, parce que rien de signifiant ne vient imiipre son circuit fermé pour l’ouvrir sur un fonctionnement. De sorte qu’elle ne  fonctionner en créant des écarts.
  • Ou bien le cas où rien de phonématique ne survenant qui vienne s’articuler à ces écart créés par le fonctionnement, ces écarts vont se perdre, se creuser à l’infini. La fonction de l’écart phonématique qui crée le signifiant dans son articulation au trait unaire, est de tempérer les écarts, les excès de débordement du fonctionnement.

La loi phallique ne tient plus rien, de sorte que le réceptacle à ces écarts phonématiques est creusé au lieu même des écarts qui passent par le corps propre, écarts  par le trait unaire au sens qu’en donne Freud quand il parle de l’Einzigerzug.

L’expérience de Frédéric de Prusse

Pour vérifier les théories sur le bon sauvage et sur l’origine du langage, le roi île Prusse confie des enfants à des nourrices sourdes et muettes, et les isole tous du monde extérieur. Le résultat fut de rendre ces enfants psychotiques et sans langagel de les écarter de la chaîne signifiante soutenue du lien social.

Ecart et forclusion

Voici une mère qui dit, à propos de l’enfanyqu’elle vient de mettre au monde : « J# ne savais pas ce que ça voulait dire». Que dire d’autre, d’une telle mère, sinon qu’ellil avait devant ses yeux une Chose ; un ça qui ne voulait rien lui dire?

Était-elle incapable de discriminer, ou l’était-elle devenue d’avoir reçu dans cette 1 naissance une Chose? De la part de la mère, il y a écart par forclusion de la fonction.

Là où un savoir sur le fonctionnement vient à être écarté chez la mère, cet écart fait par le réel retour chez son enfant qui devient débile par exemple, c’est-à-dire qu’il n’a pas accès à un certain savoir : il fonctionne alors sans le savoir. C’est sans doute M partir de cette nuance de l’écart, que proviennent dans la clinique les difficultés ¡kl différencier ce qu’il en est de la débilité d’avec certaines formes de psychose ed d’autisme. Car il n’y a pas que la forclusion du nom-du-père qui soit explicative de Pédologie de l’autisme, ou de la psychose : la forclusion de la fonction vient pour su part ruiner le fonctionnement dans ce qu’il a de symbolique.

Le fonctionnement non-symbolique

Il peut exister ainsi des fonctionnements qui, dépourvus de tout symbolique, font du sujet une machinerie, quelque chose de l’ordre de l’automate — ce que L. Kanner a si bien décrit dans ses observations d’autistes. A partir de là, il semble aussi que puisse s’éclairer pourquoi tel psychotique n’est pas débile, pourquoi tel autre peut  l’être.

Une discrimination est dès lors possible d’une structure à l’autre, grâce au» concepts de fonction, de fonctionnement et d’écart.

L’écart qui serre d’aussi près la fonction, le fonctionnement et le corps, permet! d’envisager ce que ces trois concepts ont à voir avec la temporalité et la spatialité.

Espace, temps, ne sont plus pensés pour nous conformément aux paramètre#! connus; et dès lors synchronie et dyachronie prennent d’autres valeurs. Une fonction! et un fonctionnement qui sont pris dans le langage, ne peuvent plus relever de Im même structure, du même champ, que s’ils étaient pris dans un code, dans une communication familiers.

La topologie, c’est à cela qu’elle est utile. Seulement il faut dire que le point de vue freudien dans la psychanalyse oblige, pour articuler ces trois concepts, à faim référence à la seconde topique. Cette seconde topique est caractérisée, telle que Lacan en fait la lecture, par les concepts de répétition et de pulsion de mort.

 

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