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Les troubles psychologique:Les troubles alimentaires

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o9Ces troubles apparaissent souvent à l’adolescence car ils font suite à une lutte contre les changements imposés par la puberté. Cependant, la notion de troubles alimentaires est essentiellement descriptive et ces troubles appartiennent à différentes organisations psychiques (névrotique, border line, psychotique). Tout dépend de chaque individu et de son histoire.

L’anorexie mentale

L’anorexie mentale est un trouble alimentaire spécifique de l’adoles­cence. Elle apparaît en général entre douze et vingt ans, mais peut survenir plus précocement et sa durée peut dépasser la période ado­lescente. On ne trouve pas d’origine organique à ce trouble, dont l’ori­gine semble être uniquement psychologique. Il s’agit de filles pour 95 % des cas et une fille sur cent développe une anorexie mentale à l’ado­lescence.

Comment se manifeste cette maladie ?

Les trois symptômes nécessaires pour poser ce diagnostic sont dits les « B A » :

  • l’anorexie, perte de l’appétit ;
  • l’amaigrissement, qui se manifeste par une perte conséquente de poids, environ 25 % du poids initial ;
  • l’aménorrhée, arrêt des règles, conséquence de la restriction alimen­taire massive.
  • Le début des troubles

Le début des troubles est souvent insidieux et passe inaperçu aux yeux de la famille. Au début, la jeune fille anorexique installe ses restrictions

par désir de perdre du poids. Cette idée survient parfois à la suite d’une réflexion d’une personne sur son poids, ou de l’angoisse suscitée par le changement de la répartition des graisses entraînées par la puberté, ou encore de l’identification à une image idéalisée, ou plus généralement de cet ensemble de transformations incontrôlées de son corps. Un besoin d’emprise sur ce qui lui échappe anime la jeune fille. Peu à peu, l’idée de prendre du poids l’obsède et tout son comportement visera à anticiper cette prise de poids en en perdant beaucoup. La jeune fille entre dans une spirale qu’elle ne contrôle plus.

• Les attitudes liées à l’anorexie

Une image faussée du corps et une relation conflictuelle avec la nourriture

La peur de grossir devient obsédante et ne quitte jamais l’esprit de la jeune fille. De plus, elle dénie totalement l’état d’amaigrissement dans lequel elle se trouve. Elle perçoit une image du corps plus grosse qu’il ne l’est réellement. Le degré de contact avec la réalité est, sur ce plan, altéré. L’image qu’elle perçoit dans le miroir ne correspond pas à l’image réelle mais est transformée par son angoisse. L’image du corps est donc profondément touchée dans l’anorexie mentale. Il y a une sorte de déni du corps, un désir d’être sans corps. L’anorexique établit une relation d’objet sadique avec son corps, qui représente le mauvais objet. Paradoxalement, l’anorexique a un intérêt massif pour la nourriture, qui devient un véritable objet avec lequel elle entretient une relation d’amour et de haine. Elle en connaît les moindres composantes calo­riques, les vitamines, etc. On remarque que les anorexiques aiment cuisiner pour les autres mais évitent de manger lors des repas et se débrouilleront pour camoufler la plupart des aliments. A l’adolescence, le refus de prendre les repas en famille peut être un signe d’alarme pour les parents. La prise d’autonomie n’exclut pas de poursuivre les rituels unissant la famille. C’est d’ailleurs en gardant un cadre qu’on pourra repérer le dysfonctionnement chez ses enfants.

Un comportement hyperactif

Dans le dessein de perdre du poids, l’anorexique a un comportement hyperactif. Rarement assise, elle pratique un sport, marche vite et refuse de prendre l’ascenseur. De plus, elle ne reconnaît pas la fatigue de son corps, autre façon de nier ses limites. Elle s’impose aussi des restrictions de sommeil. L’hyperactivité intellectuelle est également une caractéristique du comportement de l’anorexique. Son niveau sco­laire est généralement très bon. Elle surinvestit la sphère intellectuelle. De même, elle utilise le mécanisme de défense de l’intellectualisation qui lui permet de désaffecter le contenu des choses et de ne pas être touchée par ce qu’elle éprouve. Elle ne s’autorise aucun moment de détente ou de plaisir. Elle se situe toujours dans un contexte de per

formance, qui d’ailleurs est valorisée par notre société. De même, elle ne montre aucun intérêt sur le plan de la sexualité et semble même refuser tout plaisir corporel. L’ascèse est son mode de vie sur le plan corporel.

L’angoisse de la dépendance à l’objet

Ses relations affectives et amicales sont pauvres. Le paradoxe est qu’elle a éminemment besoin du regard de l’autre dont elle est très dépen­dante. C’est son sentiment d’insécurité interne qui l’entraîne inlassa­blement vers le besoin du regard positif de l’entourage. Mais cette dépendance menace de lui faire perdre son autonomie et son identité. La relation à ses parents est du même type que celle qu’elle entretient avec la nourriture : à la fois obsédante et rejetée ; trop proche ou trop loin. La restriction de la nourriture est sa stratégie pour couper le lien avec eux. La puberté la met devant la nécessité d’affronter une sépa­ration psychique avec ses parents, ainsi que l’ambivalence de ses sen­timents pour eux. Or elle ne peut narcissiquement supporter le conflit. La seule chose qu’elle semble avoir le sentiment de posséder, c’est son autodestruction.

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