La mécanique du couple

> > La mécanique du couple ; écrit le: 14 novembre 2011 par La rédaction modifié le 18 novembre 2014

Il est très important de bien connaître à l’avance le fonctionnement du couple. Chaque deux partenaire marié traversent trois principales phases d’évolution différentes les une des autres par leur longueur et leur intensité.

Le dynamisme du couple :

La phase amoureuse :

Cette première phase dure environ un an parfois moins. Elle est passionnelle et trouve sa raison d’être en tout premier lieu dans l’intensité et la réalisation du désir sexuel entre les deux partenaires. Mais c’est aussi une période de rencontre, de découverte et de conquête réciproque sur le plan physique.

L’expression du fondement de cette phase soit la sexualité et la rencontre qui continuent à s’exprimer et à se développer tout au long de la vie du couple, l’intensité dépend de l’harmonie qui existe entre les dynamiques évolutives de chacun des partenaires.

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La phase des territoires :

Cette deuxième phase dure généralement de trois à 5 ans, parfois plus parfois moins, selon qu’il y ait ou non des enfants provenant directement du couple en question ou d’une précédente union. Pendant cette phase, les deux partenaires vont chacun de leur côté, progressivement et sans forcement s’en rendre compte, établir dans leur vie un espace qui leur est propre et dont ils seront les seuls maîtres. Cet espace est leur territoire. La création et l’organisation de cet espace, qu’est à la fois conscient et inconscient va se réaliser et s’exprimer en fonction de facteurs multiples. Ces facteurs sont directement liés aux modèles de formation et d’identification reçus et intégrés dans l’enfance et à l’adolescence.
Donc pendant cette étape, les conjoints vont définir, de façon plus au moins consciente, les modalités et les règles de leurs échanges relationnelles, et ce, sur le mode de la dualité, soit l’un par rapport au l’autre. Ils vont également le faire vis-à-vis de la famille ascendante (parent) et descendante (enfants) et de façon générale vis-à-vis la société.
Cette routine et ces habitudes peuvent être reçues de façon harmonieuse, conflictuelle ou neutre. Dans tous les cas, cependant la façon de vivre va déterminer les types et les modalités des relations dans la troisième phase de la vie de couple.

La phase de pouvoir :

Cette troisième phase dure en moyenne entre quinze et vingt cinq-ans. Elle est très longue comparablement aux deux précédentes. Cette phase commence aux environs de la septième année de la vie de couple ; les deux partenaires sont inconsciemment prêts à se battre ou à faire preuve d’agressivité pour défendre leur territoire et les droits qu’il s’y rattachent, démontrant et exprimant ainsi leurs pouvoirs qui leur sont propre pour faire valoir les prérogatives reliées à leur espace territorial. Cette dualité prend souvent la forme d’une lutte sans arbitre, est souvent la source de reproche et de blocage en tout genre.
C’est pour cette raison que le nombre de séparation et de divorce est élevé durant cette période. Il s’agit des personnes généralement jeunes qui vivent leurs conflits avec force.
Le divorce pour incompatibilité d’humeur étant devenu une démarche facile, les partenaires ne cherchent pas de solutions communes et ils voient dans la séparation le seul moyen de résoudre leurs problèmes. Cela est vrai au niveau du conflit mais ce ne l’est pas au niveau de l’évolution personnelle car si une démarche n’est pas entreprise pour progresser, les deux individus vivront les mêmes phases avec un autre partenaire, les seuls changements possibles ayant traits aux modalités et à l’intensité des conflits.

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Prévenir et régler les problèmes du couple :

Le mal entendu :

C’est l’un des plus grands réservoirs de mésentente conjugale.

Le mal entendu n’est pas une dissension profonde ou un complot déclaré mais ses conséquences sont toujours totalement disproportionnées par rapport à la réalité qui les a déclenchées. Sur un plan psychologique : il y a trois raisons qui peuvent provoquer des malentendus ; une perception subjective de la réalité, le goût du fatalisme et le manque du préambule.

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  • La perception subjective de la réalité provient du fait que nous avons notre propre vision des événements. Cette perception est battue sur une base de conviction personnelle et de préjugées, à partir de ce manque d’objectivité évident le malentendu surgit dès que la moindre faille se présente.
  • Souvent la position que nous adoptons par rapport à l’autre n’est pas très claire, nous trouvons devant les alternatives multiples que la vie nous amène, par peur d’être pris en défaut. Cette attitude est la preuve de notre prédilection pour le fatalisme.
  • Le manque de préambule est un autre instigateur de nos malentendus. Lorsque nous désirons entreprendre une activité avec notre conjoint, nous devons fixer avec lui les bases qui vont servir à la réalisation de notre projet. Pour éviter tout malentendu, il faut essayer de réagir avant que ceux-ci s’installent. Le plus simple moyen de bien se faire comprendre est de rester clair, franc et précis en toutes occasions.

Les reproches :

Les reproches servent de prétexte aux querelles. Il s sont alimentés par les faiblesses et les points sensibles de l’autre. Une simple remarque a pour objectif de modifier une situation tandis qu’un reproche a pour but de blesser, il n’entraine rien de constructif.
D’un point de vue psychologique, les reproches constituent une forme de communication inadaptée à l’adulte que nous sommes. Ils sont de toute évidence une résurgence de notre enfance, quand nos parents recouraient aux reproches pour nous rappeler à l’ordre.

L’infantilisme :

L’infantilisme né d’un besoin reflexe de protection et de craintes à assumer les conséquences de ses actes. L’homme ou la femme qui fait preuve d’infantilisme a tendance à fuir ses responsabilités, à faire des escapades hors du foyer familial, incapable d’adapter une position d’adulte face à un problème, il fuit la réalité et s’arrange pour la juger contraignante.

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Le sous-entendu :

A première vue, il peut passer pour de la politesse et de la diplomatie, mais en fait il s’agit d’une forme d’agressivité déguisée. Sous couvert de ne pas valoir user de reproches, celui remette en question son partenaire. Généralement, la pratique des sous-entendus dans un couple entraine une mésentente. Elle conduit à un niveau insuffisant de communication. Le manque de clarté et de transparence gène considérablement la bonne entente du couple, que cela concerne ses relations intimes, familiales ou sociales.

L’autoritarisme :

On est autoritaire pour se conformer à un rôle : souvent un tel état de fait peut provenir d’une identification à l’autorité parentale, à un modèle social ou culturel. L’autoritarisme s’appuie à la fois sur un rôle un doute de soi et un besoin de faire passer des messages. Généralement, nous doutons tellement de nous même que nous sommes contraints de recourir à l’autorité pour convaincre l’autre. En même temps, nous tâchons de nous convaincre. Pour rendre votre relation plus agréable et plus constructive, veuillez à ne pas faire de long monologues qui tentent à prouver que vous avez raison.

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Le silence :

Dans un couple en difficulté, le silence est souvent perçu comme un règlement de comptes, il exprime un désaccord, parfois plus évident que la parole. Il est dangereux car il enferme dans la non-communication. Il y a plusieurs formes de silence toutes aussi nuisible l’unes que l’autre pour la vie de couple :

-Silence provisoire  :

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est destinée à manifester un mécontentement passager, une description ou blessures. C’est un appel au secours maladroit qui lance l’un des deux partenaires quand il se sent blessé par l’autre et qu’il ne sait pas comment s’exprimer.

-Silence d’indifférence  :

souvent quand le couple est déjà « mort » , il n y a pas plus grande chose à espérer, si ce n’est une renaissance qui de toute façon ne se produira pas sans bonne volonté de part et de l’autre.

-Silence de culpabilisation  :

Il est rempli de reproches, il a pour but d’exhiber à la face de l’autre la mauvaise action qu’il a commise. Il souligne un profond désaccord et il est souvent plus persistant que l’acte qui provoque une telle attitude qui n’a pas été faite à haute voix.

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