Anorexie mentale

> > Anorexie mentale ; écrit le: 15 novembre 2011 par La rédaction

Introduction

L’anorexie mentale est un trouble psychique, correspond à un refus de s’alimenter lié à un état mental particulier.

La perte d’appétit est la conséquence d’une restriction volontaire de l’alimentation qui s’accompagne d’un amaigrissement massif.

L’anorexie touche 1 à 2% des femmes, elle concerne essentiellement les adolescentes de 12 à 20 ans.

Critères diagnostiques

  • Un refus de maintenir le poids corporel au niveau d’un poids minimum normal pour l’âge et pour la taille.
  • Une peur intense de prendre du poids malgré que le poids est inférieur à la normale.
  • Une altération de la perception de l’image du corps.
  • Un déni de la gravité du trouble.

Tableau clinique

L’anorexie est caractérisée par trois principaux symptômes:

Amaigrissement

Est souvent spectaculaire peut aller jusqu’à 50% du poids initial: Le corps très efflanqué et osseux, les réserves graisseuses ont disparu, la constipation est fréquence, les joues sont creuses, les yeux sont enfoncés dans les orbites, les cheveux sont secs et ternes, les extrémités sont pales et froides, moites…

Anorexie

L’anorexie est une conduite active de restriction alimentairetémoignant d’un comportement perturbé et un désintérêt total à la nourriture. Ce comportement est souvent rationnalisé par la patiente et peut être accompagné de crises boulimiques, des vomissements provoqués, prise de laxatifs, de potomanie

Aménorrhée

Il s’agit d’un arrêt des règles, qui peut être contemporaine, suivre ou précéder l’amaigrissement.
Cette aménorrhée se manifeste par l’absence de cycle pendant trois mois voire six mois si les cycles étaient irréguliers. Elle est due à l’amaigrissement et un dysfonctionnement hypothalamo – hypophysaire.

Troubles associés

  • Troubles somatiques
  • La baisse de la tension artérielle.
  • Bradycardie
  • Une hypertricose: poussé importante des poils.
  • Constipation fréquente.
  • Altération de la peau et des phanères (peau sèche, mélanodermie, ongles cassants, chute de cheveux…).
  • Hépatomégalie discrète
  • Glossite
  • Hypothermie
  • Hypokaliémie
  • Troubles psychologiques
  • Un trouble de l’image du corps.
  • Dépression et repli sur soi, parfois une dépendance aux drogues ou à l’alcool.
  • Un déni total du trouble.
  • Trouble sexuel

La sexualité est massivement refoulée et désinvestie.

  • Fonctionnement intellectuel est généralement excellent, les résultats scolaires sont excellents.

Formes cliniques

On distinguer deux formes d’anorexie mentale:

  • Type restrictif pendant l’épisode actuel d’anorexie mentale, le sujet restreint son alimentation et ne présente pas, régulièrement, de crises de boulimie ni des vomissements.
  • Type avec crises de boulimie, des vomissements ou prise de purgatifs pendant l’épisode actuel d’anorexie mentale, le sujet restreint son alimentation et présentée des crises de boulimie ou des vomissements provoqués.

Souvent, ces restrictions s’accompagnent d’activités physiques ou intellectuelles intenses, par peur de grossir.

Psychopathologie du trouble

Angoisse face à la nourriture

La jeune fille se juge grosse et souhaite maigrir. Au début le régime est destiné à corriger les rondeurs perçues par l’adolescence, et une fois les quelques kilos superflus perdus, elle poursuit son régime qui devient de plus en plus contraignant, jusqu’à la fin où elle refuse pratiquement toute alimentation.
La nourriture devient alors, une source d’angoisse et de conflits.

En psychopathologie, l’anorexie mentale est une conduite addictive. Le lien à l’oralité (par rapport aux stades de Freud. Cette conduite de refus de nourriture peut être, également vue comme l’évitement d’un processus de mentalisation des identifications primaires et/ou secondaires. C’est un symptôme qui traduit une mauvaise intégration inconsciente de l’image du corps en lien avec les caractères sexuels secondaires (rondeurs féminines…,etc.).

Pour les adolescentes, le trouble survient, souvent, dans des contextes familiaux particuliers tel que la faiblesse des repères relatifs à la différence des générations. La relation avec la mère (objet interne) est marquée par une impossibilité de s’identifier à une femme adulte «sexuée».

Les mécanismes de défense par la rationalisation et l’intellectualisation sont au premier plan.
«Etre mince» est un support au besoin de maîtriser un univers extrêmement nocif.
On note chez les sentiment de culpabilité obsessionnelle.

L’information «je suis coupable» est liée à une morale cela implique qu’en étant coupable, on doit être puni et donc ne pas éprouver de plaisir, d’où le refus de s’alimenter.

Cette culpabilité peut être la conséquence d’un divorce, d’une expérience sexuelle mal vécue ou d’un rejet amoureux…. L’anorexique se voit responsable du «problème», il mélange entre le faite d’être présent et d’être responsable du malaise.

Prise en charge

La mise en place d’une relation thérapeutique se fait grâce à l’établissement d’un contrat de soins avec la patiente.

Hospitalisation

Hospitalisation est indispensable dans l’anorexie mentale afin d’effectuer une séparation avec la famille qui participe au “jeu de rôle pathologique”.

De plus une prise en charge nutritionnelle en fixant des objectifs pondéraux réalistes pour la patiente, ainsi qu’un traitement des complications somatiques.

Prise en charge psychologique

Cette prise en charge assure un soutien pour lutter contre la dépression et les angoisses vécues lors de la reprise de poids.

Une thérapie familiale est, également, s’avérer utile pour améliorer la communication au sein de la famille.

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