Psychologie rythme nycthéméral
Le rythme nycthéméral est le rythme de vingt-quatre heures qui fait se succéder le jour et la nuit, et, par extension, l’ensemble des variations biologiques et psychologiques qui suivent cette alternance. Le mot vient du grec nux, nuktos (« nuit ») et hêmera (« jour ») : un nycthémère désigne une durée de vingt-quatre heures comprenant un jour et une nuit.
Rythme nycthéméral et rythme circadien
Les deux notions sont proches mais ne se confondent pas. Le rythme nycthéméral est une donnée astronomique, extérieure à l’organisme : la rotation de la Terre impose une alternance de lumière et d’obscurité. Le rythme circadien (du latin circa diem, « environ un jour ») est un rythme interne, produit par une horloge biologique, dont la période spontanée est proche de vingt-quatre heures sans y être exactement égale.
Chez l’être humain, cette horloge principale se situe dans les noyaux suprachiasmatiques de l’hypothalamus. Elle est remise à l’heure chaque jour par des signaux extérieurs appelés synchroniseurs, dont le plus puissant est la lumière. En l’absence de repères, par exemple lors d’expériences d’isolement en grotte, le rythme veille-sommeil se décale progressivement.
Ce qui varie au cours des vingt-quatre heures
- L’alternance de la veille et du sommeil.
- La sécrétion de mélatonine, qui augmente le soir dans l’obscurité et favorise l’endormissement.
- La sécrétion de cortisol, plus élevée au réveil.
- La température corporelle, plus basse en fin de nuit.
- La vigilance, l’attention et certaines performances intellectuelles, qui fluctuent au cours de la journée, avec souvent une baisse en début d’après-midi.
L’intérêt pour la psychologie
La chronopsychologie étudie ces variations de l’efficience mentale selon l’heure. Ses travaux intéressent l’organisation des emplois du temps scolaires, le travail posté et la sécurité, car la vigilance est particulièrement fragile la nuit. On distingue aussi des profils individuels, dits « du matin » ou « du soir », qui ne se sentent pas au mieux de leurs capacités aux mêmes heures.
Le décalage entre l’horloge interne et l’alternance jour-nuit produit des troubles bien connus : fatigue et difficultés de concentration après un vol traversant plusieurs fuseaux horaires, troubles du sommeil chez les travailleurs de nuit. Plusieurs troubles de l’humeur s’accompagnent également d’une perturbation des rythmes, comme le réveil précoce dans certaines dépressions ou la dépression saisonnière liée au manque de lumière en hiver.
Respecter son rythme
Des horaires de coucher et de lever réguliers, une exposition à la lumière naturelle le matin et une lumière plus faible le soir aident l’horloge interne à rester accordée au rythme nycthéméral. Des troubles du sommeil persistants ou une fatigue durable justifient de consulter un médecin.


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