Trouble affectif: trouble affectif psychologie et comportement

Un trouble affectif désigne, en psychiatrie, une perturbation durable de l’humeur, c’est-à-dire de l’état émotionnel de fond d’une personne : tristesse profonde, exaltation excessive, ou alternance des deux. Dans le langage scolaire et éducatif, l’expression sert aussi à décrire les difficultés émotionnelles et relationnelles d’un enfant qui gênent sa vie quotidienne et ses apprentissages.
Les troubles affectifs en psychiatrie
La classification internationale des maladies de l’OMS a longtemps regroupé ces pathologies sous l’intitulé « troubles de l’humeur (affectifs) ». On y trouve principalement :
- l’épisode dépressif et le trouble dépressif récurrent : tristesse, perte d’intérêt et de plaisir, fatigue, troubles du sommeil et de l’appétit, sentiment de dévalorisation, pendant au moins deux semaines ;
- le trouble bipolaire, où alternent des épisodes dépressifs et des phases d’exaltation (manie ou hypomanie) ;
- la dysthymie, humeur dépressive moins intense mais persistante pendant des années ;
- la cyclothymie, instabilité de l’humeur faite de nombreuses périodes de légère dépression et de légère exaltation ;
- le trouble affectif saisonnier, forme de dépression qui revient chaque année à la même saison, le plus souvent en automne et en hiver.
Chez l’enfant et à l’école
Chez l’enfant, le trouble affectif ne se manifeste pas toujours par une tristesse visible. Psychologues, psychiatres et enseignants repèrent plutôt un ensemble de signes durables :
- des difficultés à faire face aux situations sociales, émotionnelles et scolaires ;
- une frustration ou une irritabilité sans cause évidente, des réactions excessives à des événements mineurs ;
- une impulsivité, le comportement étant dicté par l’émotion du moment ;
- du mal à mesurer les conséquences de ses actes ;
- des difficultés d’apprentissage qui ne s’expliquent ni par des raisons intellectuelles, ni sensorielles, ni de santé ;
- des difficultés à nouer ou à entretenir des relations avec les autres ;
- une tristesse chronique, du découragement, un repli sur soi ;
- une peur de l’école ou une anxiété importante.
Pris isolément, aucun de ces signes ne suffit : c’est leur intensité, leur durée et leur retentissement qui orientent vers un trouble.
Émotion passagère ou trouble ?
La tristesse, la colère ou l’anxiété font partie de la vie ordinaire et ne sont pas des maladies. On parle de trouble lorsque l’humeur perturbée dure, qu’elle paraît disproportionnée par rapport aux événements et qu’elle retentit sur le travail, l’école, le sommeil ou les relations. Les troubles de l’humeur sont fréquents et se soignent : une prise en charge adaptée améliore l’état de la plupart des personnes.
Que faire ?
Face à des changements durables de l’humeur, chez un adulte comme chez un enfant, il est utile de consulter un médecin, un psychologue ou un psychiatre, qui évaluera la situation et proposera une prise en charge adaptée : psychothérapie, accompagnement familial, aménagements scolaires, et parfois traitement médicamenteux. Chez l’enfant, ce travail se fait en lien avec la famille et l’école.
Des idées de mort ou de suicide constituent une urgence. En France, le numéro national de prévention du suicide, le 3114, répond jour et nuit.


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