Psychologie analité

> > Psychologie analité ; écrit le: 11 janvier 2012 par Hela

En psychanalyse, cette deuxième grande phase de construction psycho- affective s’articule aux expériences biologiques et corporelles que fait l’enfant d’environ 18-24 mois, à savoir apprentissages de propreté sphinctérienne, de la marche et du langage. A l’occasion de l’acquisition de la propreté, l’enfant découvre et investit une nouvelle zone de son corps, ses fesses et son anus, lequel devient à ce titre une zone érogène source d’excitations et de plaisirs, liés aux mouvements de la muqueuse recto-intestinale (plaisirs trouvés dans l’expulsion et la rétention des matières fécales). Les expériences que fait l’enfant autour de cette zone de son corps vont favoriser un remaniement de sa personnalité (dont la cons­truction s’était jusqu’alors esquissée sur le mode oral) et de ses relations à l’objet. En effet, l’enfant découvre l’action (voire le pouvoir) qu’il peut (et souhaite plus encore fantasmatiquement) exercer sur son entourage ; s’opère un renversement du vécu de l’enfant qui, de passif et impuissant dans la phase précédente de son existence, peut désormais commencer à agir sur son environnement (et nourrir le fantasme de dominer l’objet). Ainsi, donner ou, au contraire, garder ses matières fécales vont acquérir des significations affectives : donner ou refuser son amour à l’objet parental. Se renforcent aussi à ce moment-là chez l’enfant des tendances sadiques et masochistes qui pourront s’enkyster voire perdurer (faisant le lit de personnalités ou conduites anales, telles que paranoïaques, perverses, etc.).

L’enjeu psychique fondamental de cette phase est donc l’accession à l’autonomie (psychique) du sujet, soit la capacité de l’enfant à se séparer de son objet d’amour dont il est maintenant en principe scindé (différenciation sujet-objet réalisée lors du stade précédent), ce qui explique l’apparition d’un nouveau type d’angoisses chez lui, des angoisses de séparation, pour juguler celles-ci, l’enfant pourra avoir recours plus que précédem­ment « au doudou » (voir objet transitionnel). L’activité représentative lui permettra également de gérer à l’aide de symboles – les mots – l’absence de l’objet.

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