Psychologie fonctionnalisme: fonctionnalisme psychologie
En psychologie, le fonctionnalisme est un courant qui étudie les phénomènes mentaux d’après leur fonction, c’est-à-dire d’après ce à quoi ils servent dans l’adaptation de l’individu à son milieu, plutôt que d’après leur contenu ou leur structure. Né aux États-Unis à la fin du XIXe siècle, il pose une question simple : à quoi servent la conscience, l’attention, la mémoire ou l’émotion ?
Les origines : l’influence de Darwin
Le fonctionnalisme s’inspire directement de la théorie de l’évolution de Charles Darwin. Si les organes d’un être vivant se sont développés parce qu’ils lui étaient utiles, il en va peut-être de même pour ses capacités mentales. Les fonctionnalistes cherchent donc à comprendre la vie psychique comme un ensemble d’activités qui permettent à l’organisme de résoudre des problèmes et de s’ajuster à un environnement changeant.
Les grandes figures
- William James, auteur des Principles of Psychology (1890), décrit la conscience comme un « courant » continu et changeant, et non comme une collection d’éléments séparés. Il est considéré comme le principal précurseur du courant.
- John Dewey, philosophe et pédagogue, critique en 1896, dans un article célèbre sur la notion d’arc réflexe, le découpage du comportement en stimulus et réponse isolés, et insiste sur la coordination d’ensemble de l’action.
- James Rowland Angell et Harvey Carr, à l’université de Chicago, font de cette approche une véritable école, l’« école de Chicago ».
Fonctionnalisme contre structuralisme
Le fonctionnalisme s’est défini en opposition au structuralisme d’Edward Titchener, élève de Wilhelm Wundt. Les structuralistes cherchaient à décomposer la conscience en éléments simples (sensations, images, sentiments) par une introspection très contrôlée. Les fonctionnalistes jugeaient cette démarche trop étroite : ils s’intéressaient moins à ce qu’est un état mental qu’à ce qu’il fait. C’est d’ailleurs Titchener lui-même qui a popularisé, à la fin des années 1890, l’opposition entre psychologie « structurale » et psychologie « fonctionnelle ».
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Héritage et prolongements
Le fonctionnalisme n’a pas survécu longtemps comme école distincte, mais il a profondément marqué la psychologie. En élargissant l’étude aux comportements, aux animaux, aux enfants et aux différences entre individus, il a préparé le terrain au béhaviorisme et à la psychologie appliquée : psychologie de l’éducation, orientation, tests mentaux, psychologie du travail.
En Europe, le psychologue genevois Édouard Claparède a défendu une « psychologie fonctionnelle » et une « éducation fonctionnelle », qui partent des besoins et de l’intérêt de l’enfant. Plusieurs approches de la psychologie du développement et de la psychologie cognitive ont gardé ce point de vue : elles étudient les processus cognitifs du point de vue de leur fonction adaptative, en accordant aux structures mentales une place moins centrale que celle que leur donnait Jean Piaget.
À ne pas confondre
Le même mot désigne une théorie différente en philosophie de l’esprit, développée à partir des années 1960, notamment par Hilary Putnam : un état mental s’y définit par son rôle causal, c’est-à-dire par ses relations avec les perceptions, les autres états mentaux et les comportements, indépendamment de la matière qui le réalise. Cette thèse a nourri les sciences cognitives et l’intelligence artificielle, mais elle se distingue de l’école psychologique décrite plus haut.
3 réponses pour "Psychologie fonctionnalisme"
j’ai une question concernant les courant fonctionnaliste,…en psychologie
quelle est l’idee principale de ce courant
Très intéressant
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