Psychoses

Les psychoses sont des troubles mentaux caractérisés par une altération du rapport à la réalité : la personne peut entendre des voix que les autres n’entendent pas, tenir des convictions délirantes ou avoir une pensée désorganisée, souvent sans avoir conscience d’être malade. Elles regroupent des affections différentes, durables ou passagères. Ces troubles se soignent : face à des symptômes de ce type, il faut consulter un médecin ou un psychiatre.
Les principaux symptômes
- Les idées délirantes : des convictions fausses et inébranlables, par exemple de persécution, de grandeur ou de jalousie.
- Les hallucinations : des perceptions sans objet, le plus souvent auditives, mais parfois visuelles, olfactives ou ressenties dans le corps.
- La désorganisation : une pensée, un discours ou un comportement incohérents.
- Les symptômes dits négatifs : retrait social, appauvrissement des émotions et de la motivation, observés notamment dans la schizophrénie.
Psychose et névrose
La psychiatrie française a longtemps opposé psychoses et névroses. Dans la névrose, la personne garde le contact avec la réalité et reconnaît le caractère pathologique de ses troubles, même si elle en souffre ; dans la psychose, le rapport à la réalité est atteint et la conscience du trouble est souvent réduite. Les classifications internationales actuelles, comme le DSM-5 ou la CIM-11, n’emploient plus le terme de névrose, mais conservent la notion de troubles psychotiques.
Les différentes formes
- La schizophrénie, psychose chronique la plus connue, qui débute souvent chez l’adulte jeune.
- Les troubles de l’humeur avec caractéristiques psychotiques, au cours d’un trouble bipolaire ou d’une dépression sévère.
- Le trouble délirant persistant, autrefois appelé paranoïa, où le délire est organisé et cohérent.
- La psychose hallucinatoire chronique, décrite par la psychiatrie française, plus fréquente chez la femme après quarante ans.
- La bouffée délirante aiguë, épisode brutal et transitoire.
- Les psychoses induites par une substance (cannabis, cocaïne, amphétamines, sevrage alcoolique), par certains médicaments ou par une maladie neurologique ou générale.
Et chez l’enfant ?
L’expression « psychoses infantiles » a longtemps regroupé des troubles très différents, dont l’autisme décrit par le psychiatre Leo Kanner en 1943. Aujourd’hui, l’autisme est classé parmi les troubles du neurodéveloppement, sous le nom de troubles du spectre de l’autisme, et n’est plus considéré comme une psychose. Les véritables troubles psychotiques de l’enfant sont rares. Pour l’histoire de ces notions, voir Les psychoses infantiles : Introduction et historique.
Traitement et accompagnement
Le traitement associe le plus souvent des médicaments antipsychotiques, prescrits et suivis par un médecin, une psychothérapie, un accompagnement social et le soutien de l’entourage. Une prise en charge précoce, dès les premiers symptômes, améliore les chances d’évolution favorable, et beaucoup de personnes atteintes vivent de façon autonome avec un suivi adapté. En cas de crise ou de danger, on peut appeler le 15 ou, en France, le 3114, numéro national de prévention du suicide.


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