Les troubles de la personnalité: froideur émotionnelle

> > Les troubles de la personnalité ; écrit le: 15 novembre 2011 par La rédaction modifié le 30 avril 2019

Introduction :

Les troubles de personnalité sont des types de comportements persistants et inadaptés, se manifestant dans les contextes sociaux, professionnels et personnels.

Classiquement, on distinguait les personnalités psychotiques, personnalités névrotiques et borderline.

La classification américaine des troubles mentaux (DSM-IV) définit trois groupes de personnalité:

  • Le groupe A, qui correspond aux personnalités”psychotiques”. Il inclut les personnalités paranoïaques,schizoïdes et schizotypiques.
  • Le groupe B, qui inclut les personnalités antisociales,borderline, histrioniques et narcissiques.
  • Le groupe C, qui correspondant aux personnalités”névrotiques”. Il inclut les personnalités évitantes,dépendantes et obsessionnelles compulsives.

Personnalité paranoiaque :

Les symptômes :

Cette personnalité est caractérisée par une méfiance excessive, un soupçon constant et une rigidité de pensée et de raisonnement.

Le sujet présente un comportement de défense; l’attitude du paranoïaque est sous-tendue par un sentiment de méfiance qui se développe dans tous les domaines de sa vie et envers tout le monde.

Une hypertrophie du Moi qui se caractérise par une importante surestimation de soi, s’exprimant par un autoritarisme prononcé. Le sujet est orgueilleux et égocentrique. Il est décrit comme peu affectif, froid et rationnel.

Le raisonnement du paranoïaque est illogique et subjectif, il est basé sur des faux jugements.

Tous les arguments d’autrui sont rejetés par le paranoïaque, on parle d’une pensée psychorigide.

Le paranoïaque est méfiant, il n’a confiance en personne, selon lui, tout le mode le trompe et lui veut du mal.

Critères du DSMIV :

La personnalité paranoïaque implique la présence d’au moins 4 des symptômes suivants :

  • Le sujet s’attend, sans raisons suffisantes, à ce que les autres l’exploitent, lui nuisent ou le trompent.
  • Le sujet est préoccupé par des doutes injustifiés concernant la loyauté ou la fidélité de ces proches.
  • Il est réticent à se confier à autrui par crainte que l’information ne soit utilisée contre lui.
  • Le sujet discerne des significations cachées, humiliantes ou menaçantes dans les événements anodins.
  • Il ne pardonne pas d’être blessé, insulté ou dédaigné.
  • Le sujet perçoit des attaques contre sa personne ou sa réputation, auxquelles il va réagir par la colère ou la contre-attaque.
  • Il met en doute de manière répétée et sans justification la fidélité de son conjoint ou de son partenaire sexuel.

L’évolution :

La vie sociale et professionnelle: le sujet est souvent en conflit avec ses collègues ainsi que sa vie familiale souffre d’une grande difficulté.
Le trouble peut évoluer vers un épisode dépressif majeur ou l’entrée endélire chronique paranoïaque.

Prise en charge :

La prise en charge psychologique est conseillée pour aider le sujet:

  • A lutter contre le sentiment permanent d’insécurité.
  • A ne plus interpréter négativement les comportement d’autrui.
  • A ne pas percevoir systématiquement les intentions malveillantes chez les autres.

Personnalité schizotypique :

Les symptômes :

Ce trouble représente une forme a minima des symptômes schizophréniques. Le sujet se trouve souvent pris dans des phénomènes de déréalisation et de dépersonnalisation, ce qui entraine le développement des croyances surnaturelles.
Le sujet est excentrique et bizarre, il se sent étranger à lui-même et les autres.

DSMIV :

Il s’agit d’un mode général de déficit social et interpersonnel marqué par une gêne et des compétences réduites dans les relations, ainsi qu’une distorsion cognitive, perceptuelle, et une conduite égocentrique.

Ce trouble apparaît au début de l’âge adulte,il faut l’apparition d’au moins cinq des manifestations suivantes :

1-Des idées de référence(la croyance erronée selon laquelle certains éléments de l’environnement possèderaient une signification particulière et inhabituelle).

2-Des croyances bizarres ou pensée magique qui influencent le comportement et qui ne sont pas en rapport avec les normes d’un sous groupe culturel.

3-Des perceptions inhabituelles, notamment des illusions corporelles.

4-Une pensée et un langage bizarres.

5-Une idéation méfiante ou persécutoire.

6-Une inadéquation ou une pauvreté des affects.

7-Un comportement bizarre, excentrique ou singulier.

8-Une absence d’amis proches ou de confidents en dehors des parents.

9-Une anxiété excessive en situation sociale due à des craintes persécutoires.

L’évolution :

L’évolution chronique peut aller vers l’apparition d’un trouble schizophrénique .

Prise en charge :

L’objectif thérapeutique est d’apprendre au patient à mieux répondre aux sollicitations sociales d’autrui, de l’aider à nouer des relations amicales, à trier ses pensées et différencier la réalité de l’imaginaire.

Personnalité antisociale :

Les symptômes :

Ce trouble est souvent caractérisé par une tendance générale à l’indifférence vis-à-vis des normes sociales et aux codes culturels ainsi qu’aux émotions et aux droits des autres, et par un comportement impulsif.

L’intolérance aux frustrations: les sujets sont incapables de différer l’accomplissement de leurs désirs d’anticiper la conséquence de leurs actions.

Le sujet cherche la transgression des lois et des règles sociales et morales, il a un comportement agressif verbal et /ou physique qui prend ses sources dans le mépris que le sujet éprouve pour les autres.

La personnalité antisociale est égocentrique, établi des relations superficielles.

Ces comportements sont renforcés à l’adolescence avec des fugues et un refus de toute discipline.

Le sujet a un mépris des autres, sans soucis de leurs émotions.

Critères du DSMIV :

Il faut que le sujet représente au moins ou 3 des 7 manifestations suivantes :

1-Une incapacité à se conformer aux normes sociales.

2-Une tendance à tromper par profit ou par plaisir.

3-Une impulsivité ou incapacité à planifier des actions.

4-Une irritabilité ou agressivité (bagarres, agressions,…)

5-Une mépris pour sa sécurité ou celle d’autrui.

6-Une irresponsabilité persistante (incapacités d’assurer un emploi stable ou d’honorer des obligations financières,…).

7-Une absence de remords ou indifférence après avoir maltraité autrui.

L’évolution :

L’évolution se caractérise par une baisse progressive de l’agressivité et de l’instabilité et de l’impulsivité avec l’âge.

Prise en charge :

La prise en charge est, parfois, difficile, les sujets sont très manipulateurs.
La psychothérapie a pour but de mener le sujet a une réflexion sur soi et les autres et à développer la faculté d’analyse des situations interpersonnelles.

Personnalité évitante :

Les symptômes :

Il s’agit d’un mode général d’inhibition sociale, de sentiments de ne pas être à la hauteur et d’hypersensibilité au jugement négatif d’autrui.

L’évitement de certaines situations sont les principaux signes de ce trouble, l’évitement peut toucher les attitudes de défit ou d’affrontement des situations redoutées.

Le sujet réprime souvent les émotions fortes ou pénibles.

  • La personnalité évitante est anxieuse, indécise et a une faible estime de soi, ce qui entraine la conviction que les autres vont le rejeter.

Critère du DSMIV :

Pour le diagnostique de ce trouble, il faut la présence d’au moins quatre des manifestations suivantes:

1-Le sujet évite les activités sociales professionnelles qui impliquent des contacts importants avec autrui par crainte d’être critiqué, désapprouvé ou rejeté.

2-La réticence à s’impliquer avec autrui à moins d’être certain d’être aimé.

3-Le sujet est réservé dans les relations intimes par crainte d’être exposé à la honte et au ridicule.

4-Le sujet craint d’être critiqué ou rejeté dans les situations sociales.

5-Le sujet est inhibé dans les situations interpersonnelles nouvelles à cause d’un sentiment de ne pas être à la hauteur.

6-Il se perçoit comme socialement incompétent, sans attrait ou inférieur aux autres.

7-Il est particulièrement réticent à prendre des risques personnels ou à s’engager dans de nouvelles activités par crainte d’éprouver de l’embarrasser.

L’évolution :

L’évolution se tourne souvent vers un trouble anxieux ou une névrose phobique ponctués, parfois d’épisode dépressif.

Prise en charge :

L’objectif thérapeutique consiste à modifier l’image de soi de manière à développer l’affirmation de soi et les aptitudes sociales. Cette relation thérapeutique doit se développer sur le mode de la confiance.

Personnalité limite :

Les symptômes :

Le trouble limite (ou borderline) est caractérisé par une prépondérance de l’instabilité dans l’ensemble de ces sphères et il est le susceptible d’entraîner des difficultés relationnelles.

C’est une personnalité impulsive et émotionnellement labile.

Dans ce trouble, il y a une perturbation remarquable de l’image de soi conduisant à des conduites autodestructrices.

Le sujet est envahie par un sentiment envahissant de vide.

Le sujet a tendance à s’engager dans des relations intenses et instables qui le conduisent, fréquemment à des crises émotionnelles.

Critères du DSMIV :

La présence d’au moins de cinq critères sur neuf est suffisante pour le diagnostic Les principales caractéristiques de la personnalité impulsive sont :

1-Des efforts effrénés pour éviter les abandons réels ou imaginés.

2-Un mode de relations interpersonnelles instables et intenses caractérisées par l’alternance entre les positions extrêmes d’idéalisation et de dévalorisation.

3-Une perturbation de l’identité: instabilité marquée et persistante de l’image ou de la notion de soi.

4-Une impulsivité dans au moins deux domaines potentiellement dommageables pour le sujet (dépenses, sexualité, toxicomanie, conduite automobile dangereuse, crises de boulimie…).

5-Une répétition de comportements, de gestes ou de menaces suicidaires, ou d’automutilations.

6-Une instabilité affective.

7-Un sentiment chronique de vide.

8-Des colères intenses et inappropriées ou difficulté à contrôler sa colère.

9-Une survenue transitoire dans des situations de stresse d’une idéation persécutoire ou de symptômes dissociatifs sévères.

L’évolution :

Le trouble de la personnalité limite peut évoluer en différents formes:

  • Peut être chaotique marquée par les conséquences de l’impulsivité (addiction, prise de risques …).
  • Des actes médico-légaux.
  • Des tentatives de suicide.
  • Des attaque de panique avec déréalisation (état crépusculaire).
  • Un épisode hallucinatoire.
  • Une dépression

Prise en charge :

La prise en charge la plus efficace semble reposer sur l’association de médicaments (antidépresseurs souvent) et d’une psychothérapie. Mais le malade a souvent tendance à remettre en cause le psychiatre ou le psychologue.

Personnalité histrionique :

Les symptômes :

Le trouble de la personnalité histrionique (anciennement, hystérique) est un mode généralisé de réponse émotionnelle excessive.

L’histrionique est en quête d’attention de la part d’autrui, il essaie de se mettre en valeur, de séduire, ou d’attirer le regard des autres.

Le trouble est marqué par une dramatisation, un théâtralisme et une hyperexpressivité émotionnelle.

L’affectivité superficielle et labile.

Le sujet présente un désir permanent de distractions, il a une préoccupation excessive par le souci de plaire physiquement.

Le trouble peut s’accompagner d’un égocentrisme, d’une indulgence excessive envers soi-même, d’un désir permanent d’être apprécié, d’une tendance à être facilement blessé et d’un comportement manipulateur persistant visant à satisfaire ses propres besoins.

Critères du DSMIV :

Le trouble de personnalité histrionique doit être représenté par au moins cinq de ces manifestations :

1-Le sujet est mal-à-l’aise dans des situations où il n’est pas le centre de l’attention d’autrui.

2-L’interaction avec autrui est souvent caractérisée par un comportement de séduction inadapté, ou d’attitude provocante.

3-L’expression émotionnelle est superficielle et instable.

4-Le sujet utilise régulièrement son aspect physique pour attirer l’attention.

5-La manière de parler est trop subjective et pauvre en détails.

6-La dramatisation (théâtralisme, exagération du pathos) et l’exagération de l’expression émotionnelle.

7-Le sujet fait preuve de suggestibilité : il est facilement influencé par les autres ou par les circonstances.

8-Le sujet a tendance à considérer que ses relations sont plus intimes qu’elles ne le sont en réalité.

L’évolution :

L’évolution est variable : soit atténuation des traits avec l’âge au bénéfice d’activités gratifiantes (œuvres caritatives, bénévolat…), soit évolution marquée par le risque d’addiction, de dépression.

Prise en charge :

L’objectif thérapeutique principal est de rehausser l’image de soi et d’apprendre au patient à analyser rationnellement les situations.

Personnalité dépendante :

Les symptômes :

Personnalité dépendante est un type de personnalité qui est souvent caractérisé par l’incapacité de fonctionner correctement de façon autonome.

La personne atteinte de ce trouble possède une attitude soumise, voir passive, et une peur prononcée de la solitude et des ruptures.

Le sujet présente un comportement de soumission, lié à un besoin excessif d’être pris en charge et apprécié par les autres.

Il présente difficultés à rompre une relation, avec une tendance à se cramponner aux autres et aux relations stables.

Il est incapable à prendre une décision seul : demande des avis et des conseils parfois de manière insistante.

  • Le sujet a des difficultés à exprimer son désaccord avec les autres par peur de perdre leur soutien ou d’être rejeté. Cela peut le conduire à des comportements incohérents.

Il prend peu d’initiatives par manque de confiance en lui, ce qui peut le conduire à effectuer de tâches déplaisantes.

Critères du DSMIV :

Pour faire le diagnostique de ce trouble, il faut la présence d’au moins cinq des manifestations suivantes:

1-Le sujet a du mal à prendre des décisions dans la vie courante sans être rassuré ou conseillé de manière excessive par autrui.

2-Il a besoin que d’autres assument les responsabilités dans la plupart des domaines importants de sa vie.

3-Il a du mal à exprimer un désaccord avec autrui de peur de perdre son soutien ou son approbation.

4-Il a du mal à initier des projets ou à faire des choses seul.

5-Le sujet cherche à outrance à obtenir le soutien et l’appui d’autrui, au point de faire volontairement des choses désagréables.

6-Il se sent mal à l’aise ou impuissant quand il est seul par crainte exagérée d’être incapable de se débrouiller.

7-Lorsqu’une relation proche se termine,il cherche de manière urgente une autre relation qui puisse assurer les soins et le soutien dont il a besoin.

8-Le sujet est préoccupé de manière irréaliste par la crainte d’être laissé à se débrouiller seul.

L’évolution :

  • L’évolution la plus fréquente est l’épisode dépressif majeur.

Prise en charge :

Certaines psychanalyse, psychothérapies de soutien,… seraient plus sujettes à la dépendance. A l’inverse, les thérapies cognitivistes mettent l’accent sur l’autonomisation du patient peuvent mieux correspondre à la problématique des personnalités dépendantes.

Personnalité obsessionnelle_compulsive :

Les symptômes :

Le perfectionnisme, la méticulosité et le souci de l’ordre (matériel, moral ou social)sont les principales caractéristiques de ce trouble.

Le sujet est froid et impassible, possède une forte tendance à l’intellectualisation, afin de se préserver des débordements émotionnels qu’il redoute.

La personnalité obsessionnelle est décrite comme autoritaire, égoïste et fait passer son activité professionnelle avant l’activité familiale.

Les critères du DSMIV :

Il s’agit d’un mode général de préoccupation par l’ordre, le perfectionnisme et le contrôle mental et interpersonnel, comme en témoignent au moins quatre des manifestations suivantes:

1-Des préoccupations par les détails, les règles, les inventaires, l’organisation ou les plans au point que le but principal de l’activité est perdu de vue.

2-Un perfectionnisme qui entrave l’achèvement des tâches.

3-Une dévotion excessive pour le travail et la productivité à l’exclusion des loisirs et des amitiés.

4-Le sujet est trop consciencieux, scrupuleux et rigide sur des questions de morale, d’éthique ou de valeurs.

5-Une incapacité de jeter des objets usés ou sans utilité même si ceux-ci n’ont pas de valeur sentimentale.

6-Une réticence à déléguer des tâches ou à travailler avec autrui.

7-Le sujet se montre avare avec l’argent pour soi-même et les autres.

8-Il se montre rigide et têtu.

L’évolution :

On une dégradation du niveau d’adaptation professionnelle et familiale.

L’évolution la plus grave est le TOC ou un épisode dépressif majeur.

Prise en charge :

Dans le processus de prise en charge,il faut mettre l’accent sur la modification de la perception des autres. Le sujet doit apprendre, également, à exprimer ses émotions.

Personnalité narcissique :

Les symptômes :

Ce trouble de personnalité est marqué par le besoin excessif d’être admiré et par un manque d’empathie.

Le sujet se croit exceptionnel, il a une surestimation de soi, souvent renforcée par une phase d’ascension sociale marquée par la réussite professionnelle, par exemple.

Il a des erreurs de jugement dues à la surestimation de leurs compétences, qui le conduisent souvent à des échecs.

Le sujet a souvent tendance à exploiter les autres et veut que les autres l’admirent et le valorisent.

L’expression affective du sujet est généralement marquée par lesentiment d’indifférence à autrui et un maque total d’empathie.

Critères du DSMIV :

Il s’agit d’un mode général de fantaisies ou de comportements grandioses, de besoin d’être admiré et de manque d’empathie qui sont présents dans des contextes divers, comme en témoignent au moins cinq des manifestations suivantes:

1-Le sujet a un sens grandiose de sa propre importance.

2-Il est absorbé par des fantaisies de succès illimité, de pouvoir, de splendeur, de beauté ou d’amour idéal.

3-Il pense être “spécial” et unique.

4-Il a un besoin excessif d’être admiré.

5-Le sujet pense que tout lui est dû: s’attend sans raison à bénéficier d’un traitement particulièrement favorable et à ce que ses désirs soient automatiquement satisfaits.

6-Il exploite autrui pour parvenir à ses propres fins.

7-Il a un manque d’empathie.

8-Il a envie souvent les autres, et croit que les autres l’envient.

9-Il fait preuve d’attitudes et de comportements arrogants et hautains.

L’évolution :

L’évolution est souvent positive, mais on a pu noté des fonctionnements chroniques de dépression et de conduites suicidaires.

Prise en charge :

L’objectif thérapeutique est de baisser le sentiment de supériorité par le biais de croyances alternatives, et d’être plus attentif aux sentiments des autres.

Le sujet présente des difficultés à tolérer la frustration engendrée par le processus thérapeutique, d’où, le taux d’abandon est élevé.

Personnalité schizoide :

Les symptômes :

Ce trouble est caractérisé par un contact et expression émotionnelle pauvre, un repli sur soi et une solitude très marquée.

Le sujet est froid, solitaire et distant, il est flegmatique et déconnecté de l’environnement social, sans être marginal.

La froideur émotionnelle, du sujet dissimule souvent une ambivalence affective. La personnalité schizoïde est incapable de ressentir de la tendresse ou de la colère.

Critères du DSMIV :

Le trouble apparaît au début de l’âge adulte et est présent dans des contextes divers, comme en témoignent au moins cinq des manifestations suivantes:

1-Des idées de référence(croyance erronée).

2-Des croyances bizarres ou pensée magique qui influencent le comportement du sujet.

3-Des perceptions inhabituelles et des illusions corporelles.

4-Une pensée et un langage bizarres (métaphoriques ou stéréotypés).

5-Une idéation méfiante ou persécutoire.

6-Une inadéquation ou pauvreté des affects.

7-Des comportements bizarres, excentrique ou singulier.

8-Une absence d’amis proches ou de confidents en dehors des parents du premier degré.

9-Une anxiété excessive en situation sociale qui ne diminue pas quand le sujet se familiarise avec la situation et qui est due à des craintes persécutoires plutôt qu’à un jugement négatif de soi-même.

L’évolution :

Le sujet a une mauvaise adaptation professionnelle et familiale.

Certains auteurs considèrent que la personnalité schizoïde est une personnalité pré-morbide à la schizophrénie.

La prise en charge :

L’objectif thérapeutique principal est de réduire l’isolement social et d’élargir la palette émotionnelle.

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