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Le Prozac

Vous êtes ici : » » Le Prozac ; écrit le: 3 janvier 2012 par tayechi modifié le 2 mars 2019

Bien qu’il ait fait l’objet d’attaques dans certains ouvrages et articles, le Prozac possède réellement de sérieux atouts : il guérit la dépression, redonne confiance et met un terme à la boulimie, un trouble compulsif de l’alimentation.

L’histoire du Prozac remonte à 1970 lorsque Bryan Molloy et Robert Ratbun du Laboratoire de Recherche Eli Lilly, aux Etats-Unis, démarrèrent un projet de recherche dans le but de trouver un nouvel antidépresseur qui n’aurait pas les effets secondaires des médicaments tricycliques précédents. Le responsable de l’équipe de recherche était Ray Fuller qui devait finalement remporter, en 1993, le prix de la Pharmaceutical Manufacturer Associations Discover Aivard. Il décéda malheureusement en 1996 des suites d’une leucémie, après toute une vie au service de l’industrie, durant laquelle il publia plus de cinq cents articles dans le domaine de la neuropharmacologie et la neurochimie.

Parallèlement David Wong, un autre chercheur du laboratoire Eli Lilly, originaire de Hong Kong, s’intéressait aux mécanismes de recap¬ture au niveau des synapses en utilisant un tissu nerveux de rats, son but étant de trouver quelque chose qui empêcherait cette issue. Wong testa quelques molécules que Molloy avait synthétisées, dont une, appellée L110140, le 24 juillet 1972. Il trouva que c’était un puissant inhibiteur de recapture de sérotonine et un faible inhibiteur de recapture de noré- pinéphrine. Le produit chimique L110140 était la fluoxétine, actuellement mieux connu sous le nom de Prozac. (Eli Lilly ne poursuivit pas immédiatement ses travaux sur la découverte de Wong car, à cette époque, le laboratoire était plus intéressé par une autre molécule, la désipramine, qui bloquait uniquement la recapture de la norépinephrine.)

Les tests de la fluoxétine entrepris sur des animaux ont montré que cette molécule était efficace et sans danger. Par la suite, en 1976, des tests furent effectués sur des volontaires. Ce fut un succès extraordinaire et la fluoxétine fut brevetée en 1982 (brevet américain 4 314 081) et finalement mise sur le marché en 1988 sous le nom commercial Prozac1. En 1994, il était devenu le principal antidépresseur du monde.

D’autres compagnies pharmaceutiques ne tardèrent pas à commercialiser des médicaments SSRI concurrents tels que le Zoloft de Pfizer (nom générique sertraline et nom commercial américain Lustral) suivi
par Paxil de SmithKline Beecham (nom générique paroxétine, nom commercial français Deroxat, nom commercial américain et anglais Seroxat). Les autres concurrents étaient Luvox de Solvay (nom géné¬rique, fluvoxamine, nom commercial français Floxyfral, nom commercial américain Favertin) et Celaxa de Forest Laboratoires (nom générique citalopram, nom commercial français Seropram, nom commercial américain Cipramil). Malgré la concurrence, Prozac assure 35 % d’un marché lucratif et en pleine expansion des antidépresseurs, 15 % pour Zoloft et 11 % pour Paxil.



SmithKline Beecham affirmait que Paxil était particulièrement efficace pour le traitement des personnes souffrant de « phobie sociale », autrement dit, très timides et qui, de ce fait, fuyaient la compagnie des autres. En mai 1999, la FDA donna son agrément à ce médicament pour le traitement de ce trouble. Là-dessus, la compagnie finança une grande campagne de publicité relative à ce trouble et à son traitement. Au début, les médecins prescrivaient autant le Paxil que le Prozac. Cependant, certains médecins et psychiatres n’étaient pas convaincus qu’il pouvait exister un trouble tel que la phobie sociale ; ils criti¬quaient le nouveau médicament, et disaient que les personnes de nature timide n’ont pas besoin de traitement car, chez bon nombre d’entre elles, la timidité est une réaction tout à fait normale devant certaines situations. Néanmoins, le Paxil était une aubaine pour toutes les personnes qui, dans leur vie, étaient gênées par leur timidité et les ventes de ce médicament montèrent en flèche à tel point qu’elles dépassent maintenant les 3 milliards de dollars par an.

Pendant ce temps, Eli Lilly faisait un pas de plus pour faire du Prozac un bien meilleur antidépresseur. L’activité de ce produit réside dans une seule de ses deux structures appelées énantiomères (voir le
glossaire à « chiralité ») ; il est donc préférable de prescrire uniquement la seule forme active, appelée l’énantiomère R-fluoxétine. La fabrica¬tion devenait plus onéreuse, mais cela présentait l’avantage de réduire la dose nécessaire pour obtenir le même bienfait, tout en réduisant l’intensité des effets secondaires. Eli Lilly signa un accord avec la compagnie pharmaceutique Sepracor, qui détient le brevet en vue de sa fabrication (brevet américain n° 5708035).

Le Prozac est prescrit par doses journalières de 20 mg pour le traite¬ment d’une dépression et de 60 mg pour une boulimie. Dans ce dernier cas, l’utilisatrice la plus célèbre fut Diana, la Princesse de Galles. Ce médicament lui fut prescrit en 1994. Le Prozac n’est pas recommandé pour les enfants, les adultes souffrant d’une insuffisance hépatique ainsi que les mères qui allaitent. Certaines personnes qui en prennent souffrent d’effets secondaires, comme des nausées, maux de tête, diarrhées, etc., mais ces réactions restent rares.

Le Prozac et les autres SSRI présentent un inconvénient : leurs effets secondaires ont tendance à apparaître bien avant les bienfaits thérapeu¬tiques, à tel point que les malades concernés ont tendance à abandon¬ner le traitement avant de ressentir le moindre soulagement. On ne comprend pas encore pourquoi ces antidépresseurs mettent tant de temps à agir car ils augmentent le taux des neurotransmetteurs ciblés en quelques minutes après la prise. Cependant, cette augmentation n’est que la première étape d’une séquence qui conduit finalement au soulagement. Bien que le médicament augmente le nombre de molécules messagères dans la synapse, ces dernières ne trouvent pas de molécules réceptrices ; en effet, devant l’absence de stimulations, bon nombre de récepteurs se sont mis au repos et il leur faut un certain temps pour être réactivés.

Le Prozac s’accumule dans l’organisme jusqu’à atteindre un certain taux qui demeurera constant même si on augmente la dose et ce taux restera inchangé durant plusieurs jours même si on arrête le traitement. Le Prozac est métabolisé par le foie qui le transforme en norfluoxétine ; cette molécule est aussi un SSRI qui agit exactement comme le Prozac. Cela explique en partie les effets prolongés du Prozac dans l’organisme. Le temps de demi-vie du Prozac est de 4 jours et celui de la norfluoxé¬tine, de 9 jours. Cela signifie que, même si on ne prend plus de Prozac, au bout de neuf jours, le taux de ces molécules actives dans l’organisme sera égal à la moitié du taux initial ; au bout des neuf jours suivants, ce taux sera égal à un quart du taux initial. Leur effet sera nul au bout d’un mois environ.

Les bienfaits du Prozac mettent tant de temps à s’installer qu’il est nécessaire de suivre les patients dépressifs au début du traitement, et ce afin d’éviter tout comportement suicidaire. Quand le Prozac commence à agir, les résultats peuvent être remarquables : il peut donner plus d’assurance au patient, le rendre plus exubérant, extra¬verti et optimiste. Comme il fallait s’y attendre, le Prozac est devenu l’un des médicaments les plus prescrits dans le monde pour le traite¬ment de problèmes liés à l’anxiété, la phobie sociale, pour les attaques de panique, l’agoraphobie, les troubles obsessionnels compulsifs, la boulimie, les états de douleurs chroniques et les céphalées de tension. Le Prozac redonne confiance à ceux qui en manquaient auparavant. Des expériences menées sur des rats ont scientifiquement montré ce type de comportement. Dans une colonie de rats, il existe un mâle dominant ; il a un taux de sérotonine deux fois plus élevé que les autres mâles du groupe et cela se développe naturellement. Quand on élève le taux de sérotonine des mâles dominés, ils cessent d’être inti-
midés par le mâle dominant et ne le laissent plus s’emparer de la meilleure nourriture.

En cinq ans de commercialisation, plus de 5 millions d’Américains avaient pris du Prozac. Comme il fallait s’y attendre ses effets, positifs ou négatifs, furent exagérés. Il n’est maintenant plus controversé, et continue de donner des résultats remarquables chez la grande majorité de ses utilisateurs.

Le Prozac n’a pas les effets secondaires associés aux anciens antidépresseurs, dont certains sont dits toxicomanogènes. Une forte overdose de ce produit n’entraîne probablement pas la mort, bien que certains patients aient réussi à se suicider en en absorbant entre 50 et 100 comprimés. Parmi ceux qui se sont finalement rétablis, certains souf¬frent de convulsions. Certaines personnes qui mettent en doute l’utilité du Prozac disent qu’il a plus d’effets secondaires que les anciens antidé¬presseurs. On leur a répondu que peu de personnes arrêtaient leur trai¬tement en raison de leurs effets secondaires et que, de toute façon, la notification des effets secondaires est maintenant une procédure agréée et les patients sont plus disposés à les signaler.

Une attaque meurtrière

Dans les années 1990, Le Prozac fit la une des journaux d’une façon que ses fabricants n’auraient pas pu prévoir. On affirma notamment qu’il était responsable d’un massacre survenu dans une imprimerie de Louisville, dans le Kentucky, aux Etats-Unis. Le meurtrier, un homme de 47 ans, Joe Wesbecker, travaillait dans l’entreprise depuis 17 ans. Dépressif, son médecin lui avait prescrit des antidépresseurs. Ces derniers semblaient inefficaces et en septembre 1989, il prit du Prozac. Le 17 de ce mois, Wesbecker arriva au travail armé et tira sur vingt de ses collègues, en tuahuit, puis se suicida. En 1994, les survivants et les veuves des hommes décédés portèrent plainte contre Eli Lilly, le fabricant du Prozac. La jus¬tice statua en faveur de la compagnie alors que cette dernière était déjà arrivée à un accord avec les plaignants pour leur payer des indemnités non révélées. Il semblait improbable d’impliquer le Prozac dans le com¬portement violent de Wesbecker. Cette histoire a pourtant rendu ce médicament célèbre pour longtemps.

Les effets secondaires attribués au Prozac sont probablement dus au fait que, en plus d’agir principalement sur les récepteurs 5-HT1, il peut aussi affecter, chez certaines personnes, les récepteurs 5-HT2, ce qui provoque de l’insomnie et un dysfonctionnement sexuel, et les récepteurs 5-HT3, ce qui engendre des nausées et des céphalées. Pour¬tant, le Prozac n’a généralement qu’une faible affinité pour les autres systèmes récepteurs. Certaines personnes qui prennent du Prozac peuvent aussi avoir une éruption cutanée.

Une série de tests en double aveugle a permis de montrer jusqu’à quel point ces effets secondaires sont dus au médicament ou à d’autres causes : on a administré du Prozac à 1 800 patients et un placebo à 800 autres. Comme cela se passe dans ce genre de tests, ni les sujets ni les médecins ne connaissaient la nature de la pilule administrée. Parmi les personnes qui avaient pris du Prozac, 20 % d’entre elles avaient des maux de têtes contre 16 % des personnes qui avaient pris le placebo ; cet effet secondaire est le plus couramment signalé. Parmi les personnes qui avaient pris du Prozac, 18 % avaient des nausées contre 10 % parmi les personnes qui avaient pris le placebo.

Parmi les personnes qui avaient pris du Prozac, 14 % se plaignaient d’insomnies contre 7 % parmi les personnes qui avaient pris le placebo. De même, 12 % se plaignaient de diarrhées, contre 7 %. Seulement 5 % des personnes de chaque groupe présentaient les symptômes d’un rhume (nez qui coule, etc.). Le taux de suicide est légèrement plus faible chez les personnes qui avaient pris du Prozac (1 %) que chez celles qui avaient pris le placebo (3 %). Ces deux pourcentages sont plus faibles que celui observé chez les personnes qui avaient pris les anciens antidépresseurs (4 %).

Comme il fallait s’y attendre, le succès du Prozac a provoqué une réaction parmi les personnes qui le considéraient comme faisant partie de la culture de « dépendance médicamenteuse » qui encourage la consommation de médicaments plutôt que la prise de responsabilité devant les problèmes de la vie. Certains ouvrages critiquent le médi-cament, dont celui de Peter Breggin : Talking back to Prozac : What Doctors Wont Tell You About Today s Most Controversial Drug (Le revers de la médaille du Prozac : Ce que les médecins ne vous diront pas sur le médicament le plus controversé d’aujourd’hui). D’autre part, l’ouvrage d’Elisabeth Wursel, 28 ans, Prozac Nation : Young and Depressed in America (La planète Prozac : jeune et dépressive aux Etats-Unis) vantait les bienfaits du Prozac ; ce médicament a transformé la vie de l’auteur qui était une étudiante, consommatrice de drogue, dépressive et suici¬daire en une journaliste heureuse et une écrivaine à succès.

Peter Kramer lui fut aussi très favorable dans son ouvrage Listening to Prozac : Antidepressants and the Remaking ofthe Self (À l’écoute du Prozac : les antidépresseurs et le remodelage de la personnalité) alors que le psychiatre de Cambridge, Joseph Glenmullen, dans son ouvrage Prozac Backlash (Le contrecoup du Prozac) mettait en lumière les effets secondaires du médicament, affirmant qu’il provoque des tics du corps et du visage et un dysfonctionnement sexuel chez plus de la moitié des personnes qui en prennent. De plus, il affirmait que, lorsque les patients cessent d’en prendre, ils peuvent souffrir de symptômes de manque tels que l’anxiété et le vertige.

Ceux qui rejettent des médicaments comme le Prozac et leur préfèrent les médecines alternatives se demandent peut-être encore le type de soulagement qu’elles apportent. Il existe des relais naturels à la prise de Prozac qui se présentent sous différentes formes.

S’il existe un déficit de molécules messagères dans le cerveau, il est possible de le combler en prenant plus de tyrosine et de tryptophane, deux acides aminés, sous forme de compléments alimentaires car la dopamine et la noradrénaline sont métabolisées à partir de la première molécule alors que le tryptophane est le précurseur de la sérotonine. En tant que composante de la protéine, la tyrosine existe en abondance dans les produits laitiers, les œufs, le saumon, les noix et les viandes industrielles. On en trouve également dans les oranges, les prunes et les tomates sous forme d’amine libre. Le tryptophane existe également en quantité relativement élevée dans les protéines des graines, des noix, de la viande, des haricots, du poisson et des produits laitiers et peut aussi exister à l’état d’amine libre dans des aliments tels que le fromage et les saucisses. Un régime normal apporte toute la quantité de tyrosine et de tryptophane nécessaire à l’organisme pour la fabrication des molécules messagères mais il est tout à fait possible qu’une personne déprimée ayant un régime non équilibré puisse bien réagir à une augmentation du taux de ce type de protéines.

Si un changement de régime alimentaire ne réussit pas à guérir votre dépression, vous pouvez essayer des remèdes à base de plantes qui sont en vente libre dans les magasins de produits diététiques, et ces derniers
peuvent être efficaces. Nous savons que certaines plantes médicinales contiennent des ingrédients actifs et agissent de la même façon que les produits pharmaceutiques. Les deux remèdes naturels les plus populai¬res sont le millepertuis et le kava.

Le millepertuis (Hypericum perforatum) est une plante originaire des régions tempérées qui pousse même à flanc de montagne dans les régions tropicales. Il a des feuilles ovales ou oblongues et des fleurs jaune vif. Dans l’Europe médiévale, on faisait infuser les pétales dans l’eau bouillante et on buvait la décoction pour retrouver ses esprits. En Allemagne, il est très utilisé comme léger antidépresseur, mais sur pres-cription médicale, car il contient de l’hypéricine que l’on sait être un inhibiteur de la monoamine oxydase. Mais, tout comme les antidé¬presseurs dont on a parlé précédemment, il n’agit qu’après un certain temps.

Si vous ne suivez aucun autre traitement, vous pourriez bien ressentir les bienfaits du millepertuis que vous pouvez prendre sous forme d’infusion, de teinture ou de gélule. Si vous êtes sous traitement, il faut être très prudent car vous risquez d’avoir des ennuis. Des travaux de recherche menés à l’institut National de la Santé américain ont montré que le millepertuis a des interactions négatives avec certains médica¬ments. Parmi ces derniers, citons les pilules contraceptives, les médica¬ments anticholestérol et les médicaments anti-rejet de greffon d’organe. Le millepertuis a lui aussi ses effets secondaires : troubles digestifs, réaction allergique, fatigue et une plus grande sensibilité à l’exposition au soleil.

Le kava (appelé Piper méthysticum) est une plante verte feuillue originaire des îles du Pacifique Sud. Les autochtones l’utilisaient sous forme d’infusion préparée à partir des racines de la plante. De nos jours, il est généralement disponible sous forme de gélules et il est connu comme antidépresseur. Selon certaines affirmations, des tests en double aveugle utilisant des doses de 400 mg ont montré qu’il est aussi efficace que le Valium. Les constituants actifs du kava sont des composés cycliques appelés lactones et pyrones dont les quantités peuvent être très variables. Ils ont effectivement des effets pharmacologiques et agissent notamment comme des sédatifs, des relaxants musculaires, des analgésiques et ils ont également des effets calmants sur l’humeur. Les natifs des îles du Pacifique continuent encore à boire du kava à l’occasion d’événements sociaux ; cependant, dans certaines régions, sa vente et son utilisation sont réglementées, tout comme le tabac et l’alcool. Son utilisation est notamment interdite aux femmes enceintes ou qui allaitent, aux conducteurs d’engins et aux machinistes.

L’organisme américain de contrôle de l’alimentation et des médicaments émet une recomman¬dation plus grave, mettant en garde les utilisateurs de kava contre une attaque sévère du foie, même si celle-ci se produit rarement. Les effets secondaires les moins graves du kava sont des nausées, des vomissements, une perte d’appétit, des douleurs abdominales. Cependant, ces effets ne sont pas systématiquement observés chez tous les consommateurs de kava.

Si vous êtes légèrement dépressif et si le millepertuis ou le kava ne vous conviennent pas, vous pouvez essayer d’autres traitements avant de faire appel à votre médecin. L’homéopathie, l’acupuncture, la médecine chinoise, la réflexologie ou l’aromathérapie pourrait vous apporter le soutien dont vous avez besoin dans les moments difficiles, mais, chez certaines personnes de telles panacées ne sont d’aucune utilité, pas plus que les antidépresseurs de type Prozac. Chez elles, seul un traitement plus puissant à des chances de réussir et c’est alors qu’un traitement des plus insolites est la meilleure solution : le lithium.

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