Psychopathologie de l’adulte:Les mécanismes

> > Psychopathologie de l’adulte:Les mécanismes ; écrit le: 7 octobre 2013 par Hela modifié le 11 novembre 2014

C’est ta façon dont le sujet a accès à son délire.

Mécanisme hallucinatoire

Le délire s’impose aux sujets sous la forme d’hallucinations. Elles peu­vent être de deux types :

•  sensorielles, olfactives, auditives, visuelles (plus rare). Le sujet ressent une certaine distance et extériorité des hallucinations. Elles se situent à l’extérieur de lui ;

•  psychiques, le sujet entend des voix à l’intérieur de lui. Il peut avoir le sentiment de ne plus contrôler ses pensées et que quelqu’un lui en impose ou lui vole son esprit. Lorsque c’est sous forme de voix psy­chiques, on appelle cela l’automatisme mental.

Mécanisme interprétatif

Le sujet interprète des situations de la réalité en leur donnant un sens erroné. C’est le cas de la paranoïa dans laquelle une situation banale est interprétée par le sujet en un complot tourné contre lui.

Mécanisme intuitif

Le sujet pense, sans se baser sur des faits réels, que quelque chose arrive ou va se passer. Par exemple, le sentiment que la fin du monde est imminente ou que le sujet est un personnage célèbre ou sacré.

Mécanisme imaginatif   

Le sujet se construit un monde imaginaire dans lequel il a un rôle principal. Ainsi, il pense être un roi et vivre à une autre époque.

Les thèmes du délire

Les thèmes du délire sont divers, il peut y en avoir un seul ou plusieurs.

La persécution

Le sujet se sent persécuté et tout son délire est tourné autour de ce thème.

L’influence

Le sujet se sent contrôlé ou influencé par des forces qui lui échappent. Il a l’impression qu’on lui fait faire ou penser des choses.

L’hypocondriaque

Chez le sujet psychotique, le thème hypocondriaque prend des formes diverses. Cela peut être le sentiment de métamorphose difforme du corps, de possession du corps par un être paranormal ou de négation de certaines parties du corps.

Le mystique

Le sujet pense être un personnage mythique ou sacré.

La référence

Le sujet pense être le centre des préoccupations des autres. Tout acte ou parole des personnes qui l’entourent sont adressés ou font référence à sa personne.

La structure du délire

La structure du délire est composée d’un degré de systématisation et d’extension.

Le degré de systématisation

C’est la façon dont le délire est ordonné et construit de façon logique. Certains délires sont dits « systématisés » lorsqu’ils sont construits autour d’un ou deux thèmes avec une certaine logique pouvant convaincre autrui de la véracité de ces pensées. Le système du délire est cohérent. C’est souvent le cas des délires paranoïaques auxquels on pourrait croire. Si le délire est dit « polymorphe », il n’est pas sys­tématisé, c’est-à-dire qu’il est illogique, avec une multiplicité de thèmes et de mécanismes, il y a un défaut de cohésion du délire.

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