Les troubles psychologiques:Les hypothèses expliquant la maladie

> > Les troubles psychologiques:Les hypothèses expliquant la maladie ; écrit le: 30 septembre 2013 par Hela modifié le 3 juillet 2018

Elles sont sensiblement similaires à celles de l’anorexie. Dans un contexte névrotique, il s’agit de l’impossibilité de rentrer en rivalité avec la mère, avec les sentiments de culpabilité massifs impliqués par le fait de devenir une femme adulte. Plus en amont du développement psychoaffectif, on trouve un trouble majeur du narcissisme et du sentiment de sécurité

interne qui altère l’autonomisation et la relation à l’autre sur un mode adulte. La construction de capacités d’autonomie de l’enfant – capacité à être seul, intériorisation de la fonction maternelle, assise narcissique – ne s’est pas faite, en raison de l’investissement narcissique de l’enfant par le parent. A l’adolescence, il y a donc une difficulté majeure à s’auto- nomiser. De même, le narcissisme fragile ne peut intégrer les chan­gements pubertaires. La fonction autoérotique est inefficace et la conduite boulimique prend cette fonction. Il n’est pas rare de trouver également des traumatismes infantiles (abus sexuels, perversité de l’entourage, violence) dans le passé des personnes boulimiques.

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Le contexte familial est un peu différent de celui de la personne ano­rexique. La famille est moins organisée, et moins stricte sur les valeurs de réussite et les idéaux moraux. Toutefois, la place de chacun ne semble pas être claire et on observe un mélange des rôles des diffé­rentes générations qui est perturbant.

La prise en charge

L’hospitalisation est rarement nécessaire, même si les épisodes dépressifs peuvent y conduire la jeune fille. La thérapie est axée sur le trouble alimentaire et les troubles de la personnalité. Le but est éga­lement de resocialiser la boulimique, dans la mesure où elle s’est la plupart du temps isolée et éprouve une angoisse concernant le contact avec l’autre. Elle se sent impuissante à doser ses relations, dans les­quelles elle a tendance à se jeter d’une manière « dévorante ». Dans le cadre rassurant de la thérapie, les ateliers de médiation artistique l’aident à reprendre des relations.

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La toxicomanie

Il s’agit d’un trouble se caractérisant par une dépendance à la drogue. A l’adolescence, les drogues sont utilisées dans le but de calmer l’angoisse liée aux changements. Tout adolescent qui prend de la drogue occasionnellement n’est pas à considérer comme toxicomane. La notion de toxicomanie implique un cercle vicieux dans lequel l’effet recherché de la drogue devient la cause pour en prendre.

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Symptomatologie

On note trois caractéristiques :

•  la dépendance psychique, état mental où le besoin d’utiliser une drogue ne laisse plus la liberté au sujet de s’en abstenir ;

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•  la dépendance physique, besoin du corps qui ne survient pas avec toutes les drogues ;

•  la tolérance, nécessité d’accroître les doses.

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Aujourd’hui, une certaine banalisation de la prise de drogue s’est ins­tallée et les adolescents sont encore plus enclins à en faire une consom­mation régulière. Même si personne n’est véritablement à l’abri de devenir dépendant, des éléments de la personnalité et du vécu rendent certains adolescents plus vulnérables que d’autres.

La prise de drogue peut se faire seule ou entre amis. Elle est de plus mauvais augure quand elle est prise seule car elle ne participe plus d’un processus social de plaisir partagé. A un niveau comportemental, l’ado­lescent fuit le contact avec ses parents, change subitement d’amis. Il peut être poussé à voler pour se procurer de l’argent. Le décrochement scolaire doit alerter les parents.

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