les troubles psychologiques et psychopthologie de l’adolescent:La prise en charge

> > les troubles psychologiques et psychopthologie de l’adolescent:La prise en charge ; écrit le: 30 septembre 2013 par Hela modifié le 3 juillet 2018

L’état dépressif d’un adolescent doit mobiliser la famille. Une aide médicamenteuse de type antidépresseur peut aider l’adolescent à ne pas perdre le fil de sa scolarité et à entrer plus facilement en psycho­thérapie. La famille est impliquée dans la thérapie, à la fois individuelle et familiale. Le dialogue avec les parents doit être rétabli en profondeur. Le soutien du groupe de pairs est également un élément important.

Idées délirantes et bouffées délirantes aiguës

Les idées délirantes signent la présence d’un délire. Le délire est un symptôme de type psychotique grave qui implique la consultation immédiate d’un psychiatre.

Symptomatologie

Il peut s’agir d’idées délirantes de persécution : l’adolescent se sent poursuivi, persécuté par une personne ou un groupe de personnes. Celles-ci sont souvent des proches qui comptent pour lui. Un autre thème des idées délirantes peut être les transformations corporelles :

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dans la mesure où elles sont soudaines et subies, le jeune peut les interpréter comme des attaques anormales et se sentir déformé. La caractéristique du délire est que le sujet y adhère (croit) sans retenue ni distance et perd ainsi le sens de la réalité. Il n’a aucune reconnais­sance de son trouble. Cela est différent des obsessions que l’on trouve dans les TOC.

Le délire arrive parfois lors d’une bouffée délirante aiguë (BDA). Celle-ci peut faire suite à une prise de toxiques ou d’alcool. Mais elle est parfois une véritable crise qui survient après un choc psychologique, un échec, une rupture sentimentale, une période d’anxiété ou de tristesse. Pour que le diagnostic de bouffée délirante soit posé, il faut qu’elle dure moins de 6 mois. Elle n’est alors pas le signe d’une psychose plus grave, comme la schizophrénie.

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Les thèmes du délire dans la BDA sont variés : persécution, mégalo­manie, influence (le sujet croit qu’on lui impose de faire des actes ou de penser des choses) ou érotisation mystique. Le jeune croit profon­dément à son délire, ce qui le pousse à des troubles du comportement (il vit son délire).

Les troubles associés 

Les symptômes peuvent signifier une entrée dans la schizophrénie ou être simplement une crise majeure de la personnalité avec un retour total à la normale. Dans le doute, la consultation doit être immédiate.

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La prise en charge

Une hospitalisation est nécessaire pour une BDA, afin de protéger le sujet qui ne dispose plus du jugement nécessaire pour ne pas se mettre et mettre les autres en danger (notamment ceux qui le persécutent). Une prise médicamenteuse de psychotropes l’aidera à éteindre son délire et à rétablir son contact avec la réalité. Des entretiens de type psychodynamique pourront l’aider à comprendre ce qui s’est passé et à intégrer l’épisode dans le cours de sa vie. Le diagnostic de schizo­phrénie écarté, le jeune pourra reprendre une vie normale

L’entrée dans la schizophrénie

La schizophrénie est une maladie mentale grave, classée dans les psy­choses. Elle peut survenir vers la fin de l’adolescence, entre 17 et 24 ans environ. Mais elle peut survenir plus tôt ou plus tard. On connaît encore peu de choses sur cette maladie, notamment sur son origine. Lorsqu’on se retrouve face à un adolescent qui délire, on se pose la question de l’entrée dans la schizophrénie.

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