Les troubles du sommeil

> > Les troubles du sommeil ; écrit le: 24 février 2012 par tayechi modifié le 18 novembre 2014

Introduction

Les troubles du sommeil sont un motif fréquent de consultation en médecine générale : prés de 50%. Leur retentissement en termes d’altération de la vigilance et de l’attention est portant. Les troubles du sommeil peuvent aussi être responsables d’accident de la route, De travail…

Le risque consiste à traiter hâtivement avec des hypnotiques ou des axiologiques, favorisant cette manière une surconsommation de ces produits, une automédication, une Dépendance…
Devant un trouble du sommeil, le médecin doit être capable de porter le diagnostic, d’en -echercher la cause et de proposer un traitement adéquat.

Généralités

Le sommeil est un besoin physiologique et fondamental qui occupe le tiers de l’existence de être humain. Fonction vitale, rythmique, adaptative, le sommeil est indispensable à la vie aussi bien sur le plan physique que psychique. Le sommeil en effet contient et permet le ‘rêve, fonction essentielle de la vie psychique

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 Organisation phasique

Chez l’adulte le sommeil est organisé en cycles avec alternance de phases de sommeil lent, de profondeur croissante (stade I, II, III, IV) et de phases de sommeil paradoxal (sommeil REM rapid eyes movements ou mouvements oculaires rapides).
Une nuit de sommeil comporte 4 à 5 cycles, chacun d’une durée d’environ 90 minutes. Dans un cycle, les critères élèctro-encéphalograpiques, élèctro-myographiques et éièctro- oculographiques objectivant 5 stades :

  • stade I et II : sommeil léger
  • stade III et IV : sommeil lent profond
  • stade V : sommeil paradoxal SP ou REM (rapid eyes movements)

La durée totale respective de ces différents stades est en moyenne :
-stade I et II : 50% de la nuit -stade III et IV : 25% de la nuit -sommes! paradoxal : 25% de la nuit

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 Classification des troubles du sommeil

Les troubles du sommeil sont classés selon leur forme leur durée ou leurs causes
La classification internationale des troubles du sommeil (ICSD) distingue :
-les dyssomnies : perturbations de la qualité, de la quantité ou des horaires du sommeil : insomnie, hypersomnie, troubles drcadiens. L’origine intrinsèque (cause interne à l’organisme) ou extrinsèque (cause extérieure) est considérée par la classification
-les parasomnies : phénomènes anormaux qui surviennent au cours du sommeil somnambulisme, cauchemars, terreurs nocturnes

 Examen clinique

Les troubles du sommeil sont une plainte subjective fréquente ; ils nécessitent néanmoins une écoute attentive. Un examen clinique minutieux et aussi un interrogatoire de l’entourage afin de recueillir des données observables, négligées ou non retenues par le consultant.

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Un sommeil de bonne qualité est définit par :

-Une durée d’endurcissement <60minutes -Un nombre de réveils nocturnes inférieur à 2.

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-Un éveil matinal avec un sentiment d’être reposé. L’examen doit rechercher

 les antécédents : somatiques et psychiatriques. Par ailleurs les besoins en sommeil (fièrent en fonction du sujet : s’il est petit dormeur, il peut se contenter de 6heures/nuit, alors que s’il est gros dormeur il lui faut en moyenne 9heures de sommeil/ nuit.

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 les caractéristiques des troubles : circonstances d’apparition, ancienneté, forme, durée… en recherchant un trouble spécifique.
 des facteurs circonstanciels : les besoins en sommeil varient aussi en fonction de activité physique, de l’âge (les besoins diminuant avec l’âge), la grossesse…
l’existence d’une pathologie psychiatrique ou organique actuelle
les signes d’accompagnement : phénomènes hypnagogïques, rites, ronflements,
Causes respiratoires, éveils, polyurie, mouvements des membres
les répercussions diurnes : céphalées, lombalgies, fatigue, somnolence diurne, troubles cognitifs, irritabilité, troubles du comportement, de l’humeur, cataplexie…
est parfois nécessaire de recourir à l’entourage pour vérifier les répercussions, les plaintes en matières de troubles du sommeil étant très subjectives. Un trouble particulièrement Téquent chez le sujet âgé est l’hypnognosie qui correspond à une mauvaise perception du sommeil plutôt qu’a une véritable insomnie.

 Examens complémentaires

Certaines méthodes permettent de mieux préciser le trouble du sommeil et ses conséquences :

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  • calendriers, agendas de sommeil
  • nombreux questionnaires spécifiques et échelles analogiques visuelles -tests de performance (attention, habilité psychomotrice…)
  • mesures objectives de la vigilance

L’enregistrement polygraphique du sommeil permet d’objectiver le trouble du sommeil par l’étude de l’architecture interne du sommeil.

La polysomnographie comprend l’enregistrement simultané de :

-l’électroencéphalogramme
-l’électro-ocuiogramme

En fonction des pathologies recherchées on peut également enregistrer

  • l’électrocardiogramme
  • les respirations abdominales et thoraciques
  • le flux respiratoire
  • la saturation oxyhémoglobine -le débit cardiaque

Vidéo : Les troubles du sommeil

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