Les remaniements psychologiques à l’adolescence:Les mécanismes de défense dominants à l’adolescence

> > Les remaniements psychologiques à l’adolescence:Les mécanismes de défense dominants à l’adolescence ; écrit le: 27 septembre 2013 par Hela modifié le 12 novembre 2014

Le clivage

C’est la coexistence au sein du Moi de deux attitudes contradictoires vis-à-vis de la réalité extérieure. L’une d’elles tient compte de cette réalité et l’autre partie la dénie sans que les deux attitudes se gênent. A l’adolescence on trouve ce mécanisme au niveau de la représentation du corps. Une partie de soi accepte le changement et l’autre le dénie, en conservant la représentation infantile du corps. Ainsi, des attitudes paradoxales se côtoient, comme le dégoût des choses relatives au corps et l’investissement de la saleté et de la grossièreté. L’adolescent peut aussi avoir des attitudes infantiles et une maturité, à d’autres niveaux. L’adolescent n’a pas conscience de ce paradoxe.

Le déni

C’est le mécanisme psychologique qui a pour but de refuser comme vraie une réalité et de l’exclure du psychisme. Face à l’angoisse des changements corporels et à sa conséquence identitaire, l’adolescent dénie la nouveauté de son corps (anorexie mentale) à un prix coûteux. Il protège de l’effondrement son Moi dont les assises narcissiques sont trop fragiles pour lui permettre d’accepter ce changement. Le déni se retrouve également au niveau de l’acceptation de ses propres limites. Ainsi le fantasme de toute puissance infantile perdure-t-il et contribue- t-il au déni des capacités du corps réel.

La projection

C’est le mécanisme d’attribuer à l’autre des qualités ou propriétés que l’on refuse chez soi. L’autre devient l’acteur. L’adolescent utilise ce mécanisme de façon inconsciente en attribuant à l’autre la responsa­bilité de ce qui lui arrive et de ses émotions. Il cherche une cause externe à sa souffrance. Les parents sont souvent les cibles de ses attaques, mais cela peut également toucher son propre corps que l’ado­lescent se mettra à maltraiter. C’est ce que F. Marty appelle « la para­noïa ordinaire de l’adolescent ». En effet, il s’agit du même procédé que dans la paranoïa « ce n’est pas moi (qui éprouve cela) c’est l’autre ». Toutefois, il ne s’agit que d’un mécanisme défensif à l’ado­lescence, différent de la pathologie paranoïaque survenant à l’âge adulte.

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Dans ce même mouvement projectif défensif, tes phobies à l’adoles­cence sont des symptômes transitoires qui protègent le Moi contre l’angoisse de certainès représentations, notamment liées à la séduction.

L ’intellectualisation

Comme nous l’avons vu, c’est te mécanisme qui déplace sur un plan cognitif rationnel et logique un conflit intrapsychique. Il réduit l’angoisse créée par ce conflit qu’il externalise. L’adolescent utilise de façon inconsciente ce mécanisme pour neutraliser les émois qui le sub­mergent et leur trouver un sens logique. Cela peut être une explication rationnelle de son mal ou être déplacé sur des thèmes généraux comme le bien et le mal dans le monde.

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L’ascétisme

C’est un mécanisme typique de l’adolescence, qui présente une dan­gerosité évidente, s’il atteint un degré extrême. L’adolescent refuse de vivre la moindre jouissance du corps, même la plus innocente. Il s’impose des limites strictes pour faire barrage à l’émergence pulsion­nelle. Moins il a de cadre extérieur qui joue ce rôle de contenance, puis il doit se créer lui-même des garde-fous et parer l’excitation. L’ascé­tisme peut venir nourrir le masochisme du sujet et tourner en véritable mode de fonctionnement. Le mécanisme de défense utilisé par l’ado­lescent se retrouve par exemple dans des comportements tels que le refus de se relaxer (dans un bain), de manger de bonnes choses, etc.

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