les éléments du fonctionnement psychique:Les deuils pathologiques:Le « faux deuil »

> > les éléments du fonctionnement psychique:Les deuils pathologiques:Le « faux deuil » ; écrit le: 7 octobre 2013 par Hela modifié le 11 novembre 2014

Dans le « faux deuil », le sujet reprend une vie sociale et ne semble pas triste. Extérieurement, on peut penser qu’il a réalisé son deuil. Mais le sujet vit à l’intérieur de lui-même avec la pensée de la mort du défunt, regrettant sa présence, cherchant à retrouver sans cesse sa trace dans la réalité. Cette attitude interne se donne à voir dans quelques conduites comme l’impossibilité de renouer une relation affective (veuvage), dans l’absence d’investissements nouveaux (loisirs) ou dans l’effondrement aux dates anniversaire de la mort.

Deuils intenses et longs

Certains deuils, sans être pathologiques, sont plus intenses et longs que la normale. Ainsi, certaines personnes continuent à éprouver une grande tristesse (pleurs, crises, etc.) après une année de deuil.

La dépression majeure liée à un deuil        

Le sujet s’enlise dans la dépression qui est normale et nécessaire, pour une période seulement. Si elle perdure, elle devient pathologique. Bien qu’il soit difficile de mettre une limite entre le normal et le patholo­gique, les cliniciens ont choisi de la mettre après un an. Les symptômes de la dépression majeure sont l’humeur triste, le sentiment de vide, d’ennui, la fatigabilité, le désintérêt pour le monde extérieur, l’anorexie ou la dévalorisation.

Le trouble anxieux

Il est généralement associé à la dépression qui, si elle n’est pas visible, est sous-jacente. Le sujet se sent en insécurité interne et externe. Le danger lui semble imminent. Il développe des attaques de panique ou une anxiété permanente, parfois des phobies, comme l’agoraphobie qui favorise son repli.

La mélancolie

C’est le plus grave des troubles liés au deuil. Les symptômes sont ceux de la dépression poussée à l’extrême, avec un véritable désir suicidaire et une immense perte de l’estime de soi. Les pulsions agressives res­senties pour le défunt s’attaquent au Moi du sujet. Les ruminations sur la culpabilité et les sentiments de dévalorisation sont de type délirant. Ils n’ont pas de lien avec la réalité. Le sujet s’accuse de nombreux crimes qu’il n’a pas commis. C’est pourquoi on classe ce trouble dans les psychoses. Les sujets qui font un deuil pathologique doivent êtres

aidés. Pour la mélancolie, le désir de mort et le caractère délirant de la maladie rendent l’hospitalisation indispensable.

En amont, soutenir aussitôt les personnes qui semblent vulnérables à la dépression est un bon moyen d’éviter les deuils pathologiques. Un soutien psychologique, voire médicamenteux, peut être prescrit dès le début du deuil.

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