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Propositions parapsychologique et fonctionnement(l’image,le moi et l’objet réel)

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Propositions parapsychologique et fonctionnement(l’image,le moi et l’objet réel)

La question est de savoir si dans la succion du pouce, c’est le pouce qui est l’objet ou si c’est la bouche, en tant qu’instrument de la succion. La succion doit leurs pouvoir elle aussi recevoir en l’affaire un statut.

Exemple clinique : une gamine de moins d’un an indexe de sa main tendue un objet  devant elle, qu’elle ne peut atteindre, qu’elle regarde et qu’elle paraît demander par un énoncé d’abord gentiment et en souriant puis de plus en plus forte- ‘ et de plus en plus méchamment. Sa mère est sur son côté, mais en arrière d’elle ; le rapproche et lui dit d’un ton calme sans même la regarder : «tu n’en as pas . tu en as déjà plein dans ton parc ». A ces mots, et contre toute attente, l’enfant de nouveau, apaisée et comme satisfaite, s’assoit dans son parc et vaque à ts jouets. Que pouvons-nous dire de ce processus?

  • Cet objet convoité du regard, de l’index, c’est par la voix et ses amplitudes :qu’apparemment elle le demande.
  • Or la mère l’en prive réellement.
  • Sa réponse, qui est une privation, entraîne chez sa fille apaisement et satisfaction.
  • Comme pour toute demande, la gamine ne demande pas ce qu’elle demande, sa mère  le sait.
  • La demande manifeste dissimule autre chose, et implique donc de la part de une hypothèse qui sous-entend un leurre. C’est un petit stratagème.
  • La  mise en jeu de l’objet permet qu’à partir de la demande formulée par le de sa voix, elle lance un appel à la voix de sa mère.
  • S’il y a miroir en l’occurrence, il est là :ma voix est une autre,
  • quelque chose de l’identification, parce que ça passe par la bouche : ce qui par la bouche, y revient : en même temps que par l’oreille.

Mise en jeu de ce processus

Ansi lancé, ce processus pourrait être dans une première réflexion organisée ainsi : rtion du moi qu’est la succion, détermine un fonctionnement qui, dans un vers la dévoration ;

  •  et ici le pouce, l’objet indexé, viendrait en somme vectorisation le fonctionneme dans le sens d’une incorporation ;
  • quel que soit l’objet, il est celui que l’enfant indexe (ici l’enfant indexe un objectif loin d’elle; l’enfant qui suce son pouce, indexe également);
  •  Et le relais est alors pris par du fonctionnement? C’est en ce sens qu’il étaye ou qu’il] lance, voire relance ce fonctionnement ;
  •   et le relais est alors pris par le fonctionnement lui-même; dans la mesure où lu voix — intéressant l’oralité puisque l’objet voix est projeté à l’extérieur —- déclenche le va-et-vient fonctionnel de l’incorporation à l’émission de la voix, cette émission d » la voix va devenir le support d’une demande, dont le retour par la voix de la mer s’intrique non seulement de ce que la voix a d’oral, mais aussi de ce qu’elle a do phonétique. On peut donc émettre l’hypothèse que l’intégration de l’auditif et ilo l’articulé des phonèmes est pris dans ce fonctionnement et peut éventuellement faire l’objet d’une dissociation (cf. chap. V-l sur les dysphasies).

Quels sont les éléments en jeu dans le processus?

La succion : c’est une fonction ; au départ, c’est la fonction du moi. En termes freu« diens, il s’agit d’une fonction de conservation; et Freud, dans son article sur la Verneinung, souligne que cette fonction se trouve prise dans l’incorporation de ce qui est bon et l’éjection de tout ce qui est mauvais. En cela elle est succion non phallique, Par contre la succion, comme fonction phallique, peut être rapprochée de ce que Freud’ décrit par les termes de «coups de sonde » dans la réalité — notamment dans son texle «Formulations sur les deux principes du cours des événements psychiques».

 La bouche

  • Comme orifice

C’est l’instrument de la fonction, ce qui la limite et fait valoir qu’elle est phallique :

-   la bouche s’ouvre ou non,

-   reçoit ou non,

-   recrache ou pas.

  • Comme cavité

C’est l’objet réel du fonctionnement : c’est l’objet qu’il creuse, parce que le fonc­tionnement est symbolique, au moyen d’un téton, d’un pouce, d’une voix.

C’est de cette cavité que sort la voix, mais dès lors que le fonctionnement es! amorcé, ce mouvement amorcé va s’inverser, portant la voix au-dehors, et avec elle la cavité buccale même qui la porte, et dont elle fait bulle au-dehors, comme poui «caviter» l’extérieur. Du mouvement en jeu dans ce fonctionnement tel qu’il vienl d’être décrit, l’enfant donne répétitivement l’exemple schématisé quand il mâche de la gomme, dont il fait une bulle, qu’il reprend dans la bouche, puis reproduit, etc., etc,

  • Le moi réalité

-         Recil-lch — est constitué par la fonction phallique même du moi, et son instru­ment est l’orifice de la bouche.

  • Le Lust-Ich

Moi plaisir -— est constitué par une particularité du fonctionnement.

Notons à cet égard que la division du moi est opérée, dès l’origine, par cette •Itsimction Moi plaisir, Moi réalité. En d’autres termes, le sujet ne saurait trouver à sa illusion la compensation d’un moi qui se conduirait sans coupure, puisque dès l’origine, il est lui-même divisé.

La particularité du fonctionnement, c’est l’automatisme par lequel la satisfaction to> produit qui en fournit l’archétype : soit, avaler.

 La cavité buccale creusée par le fonctionnement peut aller jusqu’à être creusée, Pli dehors des limites organiques et anatomiques de la fonction; ce qui peut se présenter à la succion — donc au moi — a pour correspondant réel et bi-univoque la Invité elle-même, réelle, et extérieure au moi. Ainsi ce qui fait l’objet d’une succion Mut permettre de donner au moi quelque représentation (ou image) de ce réel buccal, ijimnd l’enfant suce par exemple son pouce, son pouce lui permet de se représenter i|ih Ique chose, ou de se faire une idée, une image, non seulement du moi-succion, Dlliis encore et surtout du réel de la cavité buccale, c’est-à-dire du fonctionnement de i i’IIc cavité. C’est assez dire combien le fonctionnement peut déborder la fonction, et h images les représentations qui lui sont associées.Ce qui vient d’être élaboré l’est sous le signe d’un débordement premier de cette liHielion de succion, et l’est du fait que le fonctionnement, dans son mouvement il incorporation, ne peut aboutir à la satisfaction que par le fait d’avaler. C’est en ce « us que la cavité buccale a à faire à la dévoration. représenté dans nMle fonction du moi que nous venons d’évoquer, vient endiguer un débordement pvorateur : le mangeur qui avale si vite qu’il ne mâche pas, manifeste l’incapacité  fut la sienne à la succion ; il l’endigue par la mise en place de ce qui est appelé le h mps volontaire de la déglutition. Ceci permettrait peut-être d’éclairer du point de vue de l’analyse ce qu’il en est de la déglutition primaire et secondaire.

II  fonctionnement. L’implication de la voix dans ce processus, non seulement que ce qui est sucé et avalé comporte de la voix et notamment celle de la llinc, mais aussi que le jeu du retour du fonctionnement vers l’extérieur entraîne, Ivec la prégnance de la voix qui le caractérise, la mise en œuvre de ce que celle-ci  à  avec la demande, voire l’appel.

( cia a pour conséquence que d’une certaine façon le fait d’avaler vienne à contre – i mirant de la demande : tant qu’on avale on ne peut pas causer.

I es retards de parole habituellement attribués à l’immaturation, peuvent se trouver impliqués dans cette dialectique : «Je ne peux avaler que si je ne parle pas».

l’mir sa part, la succion peut faire barrage ou inhiber la parole et la satisfaction il’nvaler. Ce qui vient d’être dit paraît central pour saisir que la fonction est phallique, t i i entrai aussi pour comprendre que le moi — c’est-à-dire la succion — n’est pas ijii’im exemple d’une fonction parmi les autres. De chacune d’elles en effet, il reprend toujours sur le mode de la succion — quelque chose pour se donner meilleure i (insistance. Là aussi, la cavité buccale ne se limite pas à son creux anatomique.

Vidéo : Propositions parapsychologique et fonctionnement(l’image,le moi et l’objet réel)

http://www.youtube.com/watch?v=PLT8DDInjUo

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