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La parole et le langage:Le trouble instrumental et le leurre

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La parole et le langage:Le trouble instrumental et le leurre

 

Le trouble instrumental comme pénis

  • Fonction et leurre

Par le leurre, l’enfant nie à la fonction d’être phallique. Si l’on devait prendre uni’ image, et en se référant à ce qui par ailleurs est élaboré sur la notion de leurre, k< trouble instrumental est un pénis que l’enfant, pris dans le jeu de la frustration symbo lique, va utiliser comme leurre à la fois pour sa mère et pour lui-même.

On conçoit qu’il puisse répondre au désir de la mère qui veut, par ce leurre, nier elle aussi quelque chose de la loi phallique. Ce qui permet de mieux comprendre le surin vestissement que font certaines mères du trouble instrumental de leurs enfants.

  • Jouissance et leurre

Dans ce dysfonctionnement instrumental, quelque chose est marqué du soutien de la jouissance. Le leurre la flatte, et c’est ce qu’elle demande, et en ce sens l’enfant lui même se leurre, en supposant que par son trouble il réponde à la demande qu’il suppose.

  • Demande et leurre

La demande qui serait ainsi comblée dans sa qualité même par le leurre, est elle même un leurre. Elle ne vise qu’à être comblée par le leurre. Ce qui entraîne uni jouissance qui ne tend pas à être hors-corps, qui reste donc imaginaire pour pouvoii être dédiée à la mère.

Le trouble instrumental de la phrase

Pour revenir aux dysphasiques, et aux troubles de la parole et du langage en général, l’analyse que nous venons de faire de la structure des troubles instrumentai!x, paraît pouvoir être soutenue par les idées de Chomsky sur les structures profondes do la phrase.

  • Le débordement

Est-ce le risque de débordement par le retour du refoulé, qui permet de discrimina dans une phrase ce en quoi elle n’en est pas une? L’arrêt devant le réel que cette phrase

ne serait pas de la langue, serait l’effet du retour du refoulé, entraînant le débordement ii|iii peut être non sensé) de la fonction phallique de la phrase correcte et de son sens.

list-ce seulement de cela qu’il s’agit, et ne s’agit-il pas aussi de savoir s’il n’y a pas dans cet arrêt négation d’une autre phrase? En effet, la levée à moitié du refoulement pur la négation — ce que Freud  souligne dans son article Die Verneinung — inlraîne-t-elle le jugement que la phrase n’en est pas une? Ou bien cette phrase n’en devient-elle pas «une qui n’est pas une phrase»? Par l’effet de la négation, qui dès lors n’aboutit pas à un jugement, mais devient véritablement un procédé grammatical porté  sur la phrase, il s’agirait d’un recul devant la négation, ou plutôt, devant la phrase négativée qui deviendrait le contraire de ce qu’elle est.

Conséquences dans la conduite de la cure

  • Une technique est un leurre

Dans la cure analytique, l’emploi d’une technique est un leurre, quand elle n’est pas marquée du sceau de la castration. Cette proposition, très générale, vaut pour l’adulte et pour l’enfant — un leurre technique avec l’adulte, c’est par exemple la séance à lumps fixe, invariable, et dont la date est déterminée ne varietur.

Le leurre pour l’enfant comme pour l’analyste réside dans une technique qui les ilupe l’un et l’autre, et dont les modalités autant que l’effet interprétatif s’épargnent la lechnique elle-même.

  • La duperie

La duperie, qui est imaginaire, risque aussi de faire de l’analyste un leurre pour son petit analysant, à moins qu’elle ne fasse de lui une mère, que l’enfant en analyse leurre, esquivant ainsi sans cesse la question de la jouissance.

Ce qui est enjeu en l’occurrence dans la séance n’est pas tant l’absence de l’instru­ment (c’est-à-dire aussi la technique!), que l’impuissance à le faire fonctionner. Et l’enfant tout comme l’analyste sont à cet égard, c’est le cas de le dire, parties prenantes.

  • Dégager le mot du poids de la chose

Une technique en psychanalyse ne se soutient que d’amener l’enfant, par le travail du signifiant, à dégager le mot du poids de la chose. L’objet alors peut laisser à la parole tout son poids.

  • En quoi une technique est-elle malgré tout intéressante?

Envisageons-en deux aspects qui nous paraissent fondamentaux, car ils ont rapport avec le champ de la parole et du langage en psychanalyse.

Le  dessin

Le dessin permet en séance d’éviter le coup d’arrêt du refoulement, et celui du retour du refoulé. Quand je dessine, je ne rencontre pas ce retour, qui me bloque sur le refoulé, qui fait que je m’arrête parce que je ne veux pas dire n’importe quoi, et pardi que ce retour est phallique. Quand je passe par le dessin, j’assouplis la loi phallique, Par le dessin, je m’y prends autrement, je négocie avec le signifiant, peut-être sur son] versant non phonétique, parce que mon corps est engagé dans le dessin autrement quand par la parole.

Mais surtout, ma négociation avec le signifiant est une négociation où le psychaim lyste est partie prenante en ceci que mon dessin, pour signifiant qu’il soit, a besoin d’être lu par celui qui m’écoute, cette lecture en révélant l’inscription signifiante tell*’ que l’écriture la recèle.

Le dialogue

Avec un enfant en cure, le dialogue est quelquefois d’importance. Mais quand ou en fait usage ou qu’on s’y laisse porter, il est utile de faire en sorte qu’à l’affirmatif du discours de l’enfant s’articule l’interrogatif de celui de l’analyste.

 

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