Délinquance juvénile

Délinquance juvénile

Mode d’entrée dans la délinquance

L’enfance renvoie habituellement à des stéréotypes sociaux reproductibles de génération en génération.
Période de développement et d’apprentissage, de maladresse et d’acquisition, de fragilité et aussi d’espoir, ses stéréotypes participent aussi à la construction d’une image naïve, idéaliste et mélancolique de l’enfance .Par contre, l’adolescent renvoie à des stéréotypes moins favorables et assez souvent péjoratifs.

Quand un enfant montre un problème comportemental particulier, les parents ont du mal à savoir si ce comportement est normal pour son âge ou pas. Pour cela il est important de situer le comportement de l’enfant dans un contexte global.
ainsi il est important de savoir si ce problème a eu lieu auparavant ou pas, s’il est montré de plusieurs manière,s’il se répète,si oui avec qu’elle fréquence, pendant qu’elle durée, avec quelle intensité et provocations et s’il n’y a pas d’autres comportements associés par exemple :un enfant de deux ans qui s’amuse à mordre les autres enfants est moins une marque de développement inapproprié qu’un enfant de quatre ans qui mord ses camarades d’une manière agressive,fréquente. Pour prendre leurs jouets .de plus, chez l’adolescent, beaucoup de problèmes comportementaux sont fréquents et cela sans une signification pathologique, car cela correspond souvent à la création d’un processus normal d’individuation.

C’est la persistance, l’agression et les conséquences sur le fonctionnement socio familial qui nécessitent une prise en charge spécifique de ces comportements.
Une question demeure cependant, qu’est ce qui fait qu’un enfant jusque là regardé avec émotion et tendresse glisse progressivement vers un monde trouble, une réalité désordonnée, devient progressivement un enfant dans la tourmente ?

Le cheminement logique qui conduit au comportement délinquant

Il y a trois catégories à distinguer :

L’enfant débraillé

Pour cette catégorie on peut parler de cheminement suivant : carences non justifiées et non équitable, négligence, rejet, manque de tendresse des parents.
La réaction défensive contre l’angoisse née de ces carences prend un style délinquant.
Une dévalorisation des relations interpersonnelles et une revalorisation des objets gratifiant
(Je désir, j’agis).
Conflit régulier et dangereux avec l’environnement conduisant à un drame intérieur et hésitation entre la relation de ces désirs et l’adaptation.
Le conflit se termine par un positionnement hostile et rebelle à la société et une tendance à agir ses désirs.

L’enfant gâté

Incapacité à assimiler la notion d’effort avec un parcours qui ne connaît que la réalisation de ses désirs quand ils apparaissent l’enfant butte sous les contraintes et les limites imposées par la société, conduisant à un sentiment anxieux et à une frustration avec une incapacité de s’adapter aux exigences et au renoncement au désir.
Conflits graves et répétés avec la société et les lois qui conduisent à une personnalité délinquante et un style de vie délinquant.

L’identification aux délinquants

Le délinquant passe par une période de conflit avec la société et il réalise la contradiction dans ces comportements avec les normes sociales, il est alors dans une position conflictuelle. Quand il persiste dans la délinquance il a alors réalisé une évolution psychologique déterminante pour le caractère persistant et l’installation de valeur délinquants.

De la délinquence à la violence

La violence est une modalité essentielle de la criminalité en général et de la délinquance juvénile en particulier.

La conséquence dramatique de la violence est l’effet sur le développement psychosocial de l’enfant, car la violence d’un enfant ou d’un adolescent n’est pas ponctuelle,réactionnelle ou contingente,elle est inscrite dans un long processus parallèle au processus de développement de l’enfant et interfère sur cette dynamique développementale .

Le nouveaux-né

L’une des tâches centrales des parents avec leur nouveau-né consiste à lui apprendre à être en confiance.
Durant cette période cruciale, le bébé doit apprendre à s’assoire, à marcher à toucher, à explorer, à exprimer des émotions ; tout cela dépend de la qualité de confiance assurée par l’éducation parentale.
Celle-ci fournit la base du développement ultérieur et forme la base de la confiance en soi.
La capacité du petit enfant à avoir confiance dépend de ses besoins affectifs et de stimulation.
Pour cela, les parents doivent être disponibles et attentionnés .

Le contrôle de l’agressivité

A partir de trois ans et pour préserver ses relations avec les figures d’attachement, l’enfant commence à apprendre à contrôler son agressivité.
Ce processus d ‘apprentissage de contrôle de l’agressivité d’une manière socialement acceptable est très important dans le processus de socialisation à travers lequel l’enfant apprend à vivre d’une manière compatible en tant qu’individu social,d’abord dans la famille et après en société.

Préscolaire et scolaire

À l’âge préscolaire, l’enfant a besoin de jouer avec d’autres enfants, d’explorer le monde et l’espace qui le stimule.Mais à cause de la violence et de la précarité du quartier les parents attentionnés ont tendance à l’enfermer dans un logement petit, inadapté, mal équipé pour le sauver de la rue.
Ils vont exiger aussi qu’il ne touche à rien, qu’il ne fasse pas beaucoup de bruits, qu’il ne casse rien et qu’il réduise sa mobilité.
Ces restrictions sont difficiles à supporter par un enfant de cet âge qui a du mal à les comprendre et à les assumer surtout quand son tempérament ne l’y aide pas.

D%C3%A9linquence  Délinquance juvénile

2 Responses to "Délinquance juvénile"

  1. salma140  9 février 2012 at 15 h 49 min

    ok

    Répondre
  2. lattah  2 novembre 2012 at 10 h 59 min

    que pense francois hollade de la délinquance juvénile en france

    Répondre

Leave a Reply

Your email address will not be published.