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L’agressivité chez l’adolescent

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L’agressivité chez l’adolescent

L’agressivité chez l’adolescentDéfinition de l’agressivité :

Les comportements agressifs sont des scripts en mémoire à long terme que l’individu n’a pas appris à inhiber durant son enfance et ils sont activés très fréquemment dans les situations sociales. Dans ce cadre, l’agressivité apparaît comme un trait de personnalité, c’est-à-dire comme une composante stable dans la manière dont l’individu répond aux contextes sociaux.

Les facteurs de risque des comportements agressif :

L’hyper activité :

L’hyperactivité est un trouble du comportement qui se manifeste par deux symptômes :
Une agitation incontrôlée et permanente, et une incapacité à maintenir son attention dans une tâche .ces deux traits de tempérament, lorsqu’il sont observés dès les premiers mois de la vie, seraient des prédicateurs de trouble comportementaux en particuliers à l’adolescence.

La structure familiale :

La structure familiale se défini par la nature des interactions sociales qui se tissent entre ses membres.
De nombreux individus agressifs grandiraient dans une ambiance familiale violent et auraient eux même tendance à se comporter de façon agressive avec leur propres enfants, pour cette raison les adolescents ont besoin de sentir l’engagement et le soutien de leurs parents.
Ces derniers doivent demeurer ouverts à la communication et disponibles à leur offrir de l’aide en cas de besoin, tout en encourageant à la fois leur autonomie. Parmi les compétences parentales particulières favorisant l’adaptation, mentionnons, le soutien affectif, l’acceptation de l’individualité, l’écoute active, la surveillance des comportements, l’établissement de limites claires et la négociation.

Le contexte sociale :

L’existence de facteurs de risques d’origine familiale n’est pas contradictoire avec celle de contextes sociaux favorisant le maintien et le développement de conduites agressives.

  • Télévision et agressivité:

Parmi les causes sociales de la violence, la télévision tient une place particulière.
Elle est souvent accusée de détruire le dialogue familial, de provoquer des troubles du sommeil et enfin d’être un véritable facteur de violence.
Les scènes très fréquentes de délits, d’agression, de guerre provoqueraient la construction de schémas mentaux que nous aurions tendance à reproduire dans notre vie réelle.
La surconsommation de télévision inciterait, particulièrement chez les adolescents, à une confusion entre la fiction et la réalité.

  • contexte de vie urbain et agressivité

Le champ social peut être livré à des liens qui instaurent une véritable société souterraine reposant une économie parallèle.
L’augmentation de la délinquance et de la violence ne serait pas premier, mais aussi un effet secondaire d’un sentiment général d’insécurité, ce dernier serait provoqué par la multiplication d’actes dont la gravité est souvent mineure (dégradation, vandalisme.), parfois appelés « incivilité » et aux quels les autorités légitimes n’apportent pas de réponse.
Sur ce véritable terreau, pourront alors se développer une violence et une délinquance plus lourdes.

Les conséquences des comportements agressifs :

L’apparition des crises :

Les crises de plusieurs heures comportent fréquemment un élément relationnel : l’adolescent garde le contact avec le parent qui réagit aux propos provocants de l’adolescent, ce qui entretient la crise. Il peut être nécessaire d’explorer ces éléments relationnels comme la recherche d’attention négative par l’adolescent, un modèle familial de résolution de conflits inadéquat ou un attachement désorganisé, voire un véritable trouble réactionnel de l’attachement.

Trouble déficitaire de l’attention :

Les comportements agressifs surviennent classiquement après une légère frustration et sont impulsifs. Les adolescents atteints d’un trouble déficitaire de l’attention avec hyper activité impulsive sont souvent décrits comme aimant rendre service. Ils regrettent souvent leur geste.

Trouble d’opposition et trouble des conduites :

Ces troubles sont définis comme étant « la répétition et la persistance de conduites au travers des quelles sont bafoués les droits fondamentaux d’autrui et les règles sociales ».
On note habituellement une grande difficulté à reconnaître ses torts.

Trouble anxieux et trouble obsessionnel compulsif :

Il y a souvent corrélation entre l’apparition des comportements agressifs et une situation anxiogène nouvelle ou des peurs irraisonnées.
L’adolescent, pourra avoir des comportements agressifs lorsqu’il doit faire face à des enjeux sociaux qui lui font peur.
On peut également retrouver cette corrélation entre l’apparition de comportements agressifs et une impossibilité d’exécuter un rituel ou une compulsion.

Toxicomanie :

Les symptômes de toxicomanie varient avec le type de substances consommées. Il est important de se rappeler que les conduites agressives ne surviennent pas seulement au moment où l’adolescent est sous l’effet de la drogue.
La toxicomanie peut mener à une augmentation des comportements agressifs. Chez l’humain, on peut parler de comportements agressifs maîtrisés et de comportements agressifs réactifs.

  • Les comportements agressifs maîtrisés : visent à obtenir une gratification et entraînent peu d’expression émotionnelle et peu d’activation sympathique.
  • les comportements agressifs réactifs : surviennent à la suite d’une menace et s’accompagnent fréquemment d’une expression émotionnelle et d’une activation sympathique, et ils peuvent être soudains.

Le traitement des comportements agressifs :

Sur le plan comportemental :

Si les comportements maîtrisés dominent, comme dans le trouble des conduites, il faut donc souvent travailler avec les parents et si possible avec le lycée pour améliorer la cohérence chez le parent, entre les deux parents ou entre les parents et le lycée.
De plus, il est souvent nécessaire de « revenir » sur les comportements non désirés, et ce, le plus rapidement possible après qu’ils se soient produits. L’approche comportementale vise également le renforcement des bons comportements et l’ignorance des mauvais comportements ou leurs corrections.
Les parents auront parfois besoin de l’aide d’un travailleur social ou même d’un éducateur à domicile pour maintenir leurs nouvelles attitudes face à l’adolescent et pour cibler et hiérarchiser les comportements à améliorer.
De façon générale, ces principes comportementaux demeurent fort utiles. Toutefois, pour les adolescents présentant des troubles d’agressivité réactive, il faut souvent adapter l’approche éducative pour éviter que l’adolescent ne vie des échecs en lien avec des attentes trop élevées.
L’adolescent incapable de se maîtriser peut présenter de plus en plus de comportements agressifs si une approche trop rigide est adoptée. Il devient plus conscient de ses manques et développe une image négative de lui-même, ce qui peut exacerber ses difficultés. Les parents, de leur côté, se voient comme plus ou moins incompétents, développent une image négative de leur adolescent et d’eux-mêmes comme parents.
La première étape de la gestion comportementale auprès des parents ou des éducateurs sera de modifier leur perception de l’adolescent, c’est-à-dire de leur faire comprendre que l’adolescent ne peut pas se maîtriser et non qu’il ne veut pas.

Sur le plan environnemental :

Il est souvent nécessaire de réaménager l’environnement de l’adolescent, par exemple en évitant les situations où l’adolescent est trop stimulé, en donnant plus de rétroaction et en favorisant les renforcements positifs.
En conclusion, l’agressivité et la violence s’expriment à travers une gamme très variée de comportements .quand elles prennent chez un individu une forme chronique elle témoignent d’un déficit de développement de la socialisation.

Vidéo:  L’agressivité chez l’adolescent

 

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